Publié le 1 Octobre 2014

Si l’Aïkido est l’une de mes passions, mon métier de chercheur à l’Université de Franche-Comté dans le domaine de l’Intelligence Artificielle Distribuée est tout aussi prenant ! Alors vous imaginez ma satisfaction lorsque la revue "International Journal of Computer Science in Sport" accepte de publier mes recherches appliquées à l’Aïkido ! Voici ce sur quoi ils portent.

Une Intelligence Artificielle capable de construire des cours d’Aïkido !

D’un côté, la pédagogie par objectif est l’une des méthodes les plus adaptées et mises en oeuvre par les professeurs d’Aïkido Français pour construire des progressions et des cours. Le professeur articule son cours autour d’un objectif qu’il décline en sous-objectifs, eux-mêmes illustrés par des techniques d’Aïkido accompagnées de consignes et de comportements observables. Bien évidemment, le tout doit être adapté au niveau des élèves. La construction d’un cours est donc un processus basé sur l’expérience du professeur lui permettant d’anticiper les difficultés de ses élèves et de choisir les sous-objectifs, les techniques et les explications les plus appropriées.

Une Intelligence Artificielle capable de construire des cours d’Aïkido !

D’un autre côté, le Raisonnement à Partir de Cas est une technique d’Intelligence Artificielle permettant de résoudre des problèmes par analogie selon les 5 étapes présentées sur le schéma ci-joint. La connaissance est stockée sous la forme de cas constitués d’une première partie décrivant le problème est d’une seconde partie présentant la solution. Lorsqu’un nouveau problème survient, celui-ci est décrit et le système cherche et retrouve le cas connu et résolu le plus similaire stocké dans sa base de cas. Ensuite, la solution de ce dernier est adaptée au problème posé puis révisée, avant d’être finalement capitalisée, enrichissant ainsi l'expérience du système.

J’ai donc construit un système informatique distribué en deux niveaux basé sur deux systèmes de Raisonnement à Partir de Cas : le premier propose des sous-objectifs en regard de l’objectif de cours demandé par le professeur, le second niveau fournit les techniques, consignes et comportements observables en regard à chacun des sous-objectifs. Il est bien évident que le but de ce système n’est pas de remplacer le professeur, mais de lui apporter une aide à la préparation des séances sous la forme d’une proposition de cours en imitant le mieux possible son raisonnement.

Ce système propose des solutions à des verrous scientifiques d’Intelligence Artificielle Distribuée intéressants. La première difficulté réside dans le fait qu’un objectif n’est pas atteint en un seul cours. Il est atteint en plusieurs semaines, voir plusieurs mois. Or un système de Raisonnement à Partir de Cas classique fournit toujours la même solution au même problème. Vous imagineriez-vous suivre ou proposer le même cours d’Aïkido durant 10 semaines ? Ce système ne doit donc jamais proposer deux fois le même cours, même si le même objectif est demandé plusieurs fois. Par ailleurs, le professeur doit pouvoir évaluer ses élèves et en tenir compte les séances suivantes. J’ai donc conçu et apporté la preuve que le système original que j’ai conçu est capable de proposer plus de dix séances toutes différentes les unes des autres, progressives et dont les contenus tiennent compte des évaluations du professeur faites à chaque fin de séance. D’autres problématiques liées plus spécifiquement à l’architecture informatique distribuée du système ont aussi été traitées lors de ces travaux de recherche.

Bien entendu et pour mon plus grand bonheur mes travaux de recherche sur ce domaine d’application ne font que commencer et ce système doit encore être perfectionné.

Je tiens à remercier mes amis Aïkidoka qui m’ont très gentiment consacré chacune et chacun plusieurs heures afin d’évaluer avec moi ce système : Isabelle Vacheresse, 4ème Dan DEJEPS, professeur du club de Lons-le-Saunier (Jura), Hervé Guénard, 6ème Dan DEJEPS, professeur et centralisateur du Collège Technique Régional de la Ligue Franche-Comté FFAAA, Pascal Sobrino, 3ème Dan DEJEPS, professeur à Evian-les-Bains (Haute-Savoie) et Romuald Coutot, 2ème Dan BF, professeur à Besançon (Doubs).

Isabelle, Hervé, Pascal et Romuald en action !Isabelle, Hervé, Pascal et Romuald en action !
Isabelle, Hervé, Pascal et Romuald en action !Isabelle, Hervé, Pascal et Romuald en action !

Isabelle, Hervé, Pascal et Romuald en action !

Les références de l’article de recherche (attention, c’est en anglais) :

Julien Henriet, Collaborative CBR-based agents in the preparation of varied training lessons, International Journal of Computer Science in Sport, à paraître en 2014.

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #Intelligence artificielle, #education, #besancon

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Publié le 22 Septembre 2014

Cet article est reposté depuis le blog de aikido-rouen.over-blog.com.

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Rédigé par Julien Henriet

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Publié le 29 Juillet 2014

Gilles Promsy est un Aïkidoka au parcours exceptionnel ! Après une grave opération du coeur, les médecins lui déconseillent de continuer le sport. Pourtant Gilles décide de reprendre l'Aïkido et passe avec succès l'examen du 1er Dan en juin dernier !

Gilles Promsy, un Aïkidoka hors norme ! Interview

Julien Henriet – Bonjour, Gilles. Peux-tu nous expliquer ton parcours hors norme, stp ?

Gilles Promsy - j’ai 57 ans. J’étais un grand sportif de course à pied, je pratique le Yoga depuis 10 ans et l’Aïkido depuis 54 ans.

Il y a 2 ans, suite à un contrôle médical, mon cardiologue a découvert une insuffisance mitrale très importante (70% de fuite liée à un souffle au cœur). Il fallait opérer rapidement parce que le cœur compensait et se déformait peu à peu.

Cela a été un choc, complètement inattendu. Car je n’avais aucun symptôme apparent, de par mon passé de sportif mon cœur compensait. L’opération a eu lieu en septembre 2012 à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.

L’opération a consisté à placer 2 "cordages basaux" et à les suturer sur l’anneau mitral. Une sternotomie (ouverture verticale du sternum) a été effectuée. Le cœur a été arrêté 2 heures. J’ai été relié à une machine qui a suppléé la fonction cœur-poumon. L’opération a duré 10 heures au total.

Aujourd’hui, je retrouve petit-à-petit une bonne forme, et je continue à améliorer ma capacité respiratoire qui avait été partiellement atteinte suite à l’ouverture et l’écartement du sternum.

J’ai dû arrêter la course à pied et ne pense pas pouvoir reprendre cette activité. J’ai continué le Yoga et repris l’Aïkido 5 mois après l’opération.

JH – Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de passer ce Dan malgré l’avis médical ?

GP - L’Aïkido m'a paru l'activité la plus appropriée pour retrouver la forme, et pour reprendre confiance en moi.

Et, pour moi, reprendre simplement l’Aïkido n’était pas suffisant, j’avais envie, besoin, d’aller plus loin et de passer le Shodan.

Je suis donc passé outre la "réserve médicale", qui ne concernait pas le cœur proprement dit mais les suites post-opératoires (cicatrisation, consolidation, respiration). J’étais surtout à l’écoute de mon corps, tout en restant prudent.

Aujourd'hui je vis cela comme une expérience gratifiante, au cours de laquelle mon esprit et mon corps sont en harmonie.

JH - Est-ce un défi que tu t’es lancé ?

GP - Ce n’est pas vraiment un défi. Comme je l’ai dit, j’avais simplement besoin de me prouver que j’étais capable de retrouver des sensations physiques et mentales éprouvées auparavant.

En préparant et en réussissant le Shodan, je me suis rendu compte que j’en étais capable.

JH - Avec le recul, comment qualifierais-tu cette décision ? Courageuse, téméraire, risquée, nécessaire ?

GP - La décision que j’ai prise est venue naturellement, spontanément.

J’aime ce proverbe oriental : Tomber sept fois et se relever huit tel est le chemin…

JH – Comment t’es-tu entraîné ? Quelles ont été les phases de cette préparation ?

GP - Après mon opération du coeur, j'ai repris l'Aïkido de manière progressive, puis de manière plus intensive. En complément des cours de mon club (l'Association Nîmoise Kenbukaï), j'ai participé à de nombreux stages le week-end et j'ai bénéficié de cours auprès de clubs de Garons et de Marguerittes dont les professeurs gardois sont André Bono, Serge Grissi et Jacques Bouvier.

La pratique du Yoga m'a également aidé dans ma préparation en Aïkido.

L’Aïkido et le Yoga ont des origines communes. A mon sens, la complémentarité entre la pratique du Yoga et l’Aïkido est presque parfaite. Dans les deux disciplines les exercices développent des capacités similaires (concentration, précision, conscience du corps et respiration) et interagissent pour donner plus d’efficacité. Une sorte de coup double !

Puis le geste simple, sans cesse répété, transforme la personne qui le fait, ce qui importe est le geste juste, le geste pur.

JH - As-tu été suivi spécifiquement par ton médecin ? Faisais-tu des bilans réguliers avec lui avant de passer chaque étape ?

GP - Oui, j'ai été suivi régulièrement, notamment la 1ère année après l'opération.

Je pense que ma "guérison" est due principalement à ma reprise en douceur mais déterminée d'une activité sportive, de mon hygiène de vie, d'une alimentation saine et du recours à des médecines complémentaires …

JH - Quels ont été les conseils qui t’ont le plus marqués/motivés

GP - J'ai reçu peu de conseils, des encouragements sans aucun doute. Je me suis fié à moi-même.

Ce que je peux dire c'est que 6 mois après l’opération, l’Aïkido était devenu indispensable. La progression était difficile, avec parfois des moments de doute et de souffrance. Mais j’arrivais à accepter ce qui est difficile à accepter. C’est étonnant, après chaque moment difficile je me sentais un peu plus fort mentalement.

JH - Merci beaucoup de nous avoir fait part de ton expérience, Gilles ! Félicitations pour l'obtention du Shodan ! A bientôt sur les Tatami !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #interview, #budo, #education, #art, #sport

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Publié le 4 Juin 2014

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Après avoir augmenté de manière très significative dans les années 80-90, le nombre de pratiquants d’Aïkido diminue chaque année. Les Aïkidokas vieillissent et le niveau global augmente. Force est de constater qu’il y a de moins en moins de pratiquants. De plus, les nouveaux diplômes d’Etat obligatoires pour pouvoir enseigner contre rémunération (DEJEPS et DESJEPS) ont remplacé les anciens (BEES1 et 2) et nécessitent un investissement incroyablement plus important ! Seul le CQP (Certificat de Qualification Professionnel) peut être obtenu sans nécessairement quitter son emploi et permet d’enseigner contre rémunération. Il nécessite néanmoins d’être « encadré » par un tuteur ayant le DEJEPS. Sachant que 95% des professeurs de club sont bénévoles et qu’il est très difficile de dégager un salaire pour ne vivre que de l’enseignement de l’Aïkido, ces changements constituent un nouveau frein au développement de l’Aïkido en France. Plus fondamentalement, l’Aïkido peut-il conserver son statut de discipline pratiquée en France dans un état d’esprit Japonais ? Peut-on concilier les deux approches ? L’évolution de l’Aïkido doit-elle passer par une augmentation du nombre de pratiquants ?

Après tout, le nombre de pratiquants doit-il nécessairement augmenter ? Rester sur une pratique confidentielle qui ne s’adresse qu’à des passionnés comporte de nombreux avantages en termes de qualité de pratique et de suivi des élèves. Plusieurs professeurs ont fait ce choix et acceptent d’avoir moins d’une dizaine d’élèves à leurs cours. L’Aïkido « authentique » y est préservé. Ce choix privilégie donc la qualité à la quantité, mais dès qu’il s’agit de participer activement à la vie fédérale, les difficultés surviennent. L’organisation de stages et la saturation du calendrier apportent de nouvelles pressions comme trouver un lieu permettant une pratique confortable et garantir une participation minimale. Pour le Dojo, les Judokas sont presque systématiquement prioritaires et les participants aux stages seront majoritairement les adhérents du club organisateur. Une solution consisterait à prendre modèle sur des disciplines comme le Yoga ou le Taï Chi Chuan et augmenter les tarifs de manière significative mais qui pourrait se permettre de pratiquer ? De jeunes adultes passionnés d’arts martiaux ? Pas sûr. S’orienter vers ces choix privilégiant la qualité à la quantité implique donc d’accepter de perdre des pratiquants, de les voir vieillir, d’être bien installé dans un Dojo et de s’impliquer de manière mesurée dans la vie fédérale.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Pour augmenter le nombre de pratiquants, il faut des enseignants diplômés, compétents, impliqués dans la progression de leurs élèves et continuant à se former, un lieu de pratique agréable et confortable, une véritable stratégie de communication et des tarifs dans la moyenne de ceux pratiqués. Les seules ressources d’un club sont insuffisantes pour tout assumer. Les aides de l’Etat et des collectivités territoriales sont nécessaires, ne serait-ce que pour la mise à disposition d’un Dojo. Or, les moyens financiers et matériels sont accordés en priorité aux pratiques artistique avec spectacle, sportive et/ou éducative.

L’Aïkido, en tant qu’art martial, peut être considéré comme une pratique artistique et pourrait prendre exemple sur la danse. Mais, les organismes publics attendent d’une discipline artistique des représentations (ou des expositions), la constitution d’un public en somme. Cette orientation impliquerait, à mon avis, une intensification des démonstrations d’Aïkido. C’est l’un des modes sur lequel ont beaucoup joué nos techniciens pour intéresser un large public. Le risque serait de tomber dans des formes trop démonstratives, mais beaucoup savent gérer cet équilibre entre démonstration et travail plus interne et personnel.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Faire évoluer l’Aïkido vers le sport implique d’y introduire la compétition. En effet, l’Etat subventionne en priorité les sports compétitifs et parmi eux, les disciplines olympiques qui lui permettent de briller sur la scène internationale. D’autres arts martiaux l’ont fait. D’autres arts l’ont aussi introduite (la danse, le patinage artistique). Certaines écoles d’Aïkido l’ont aussi développé. Cette orientation présenterait des avantages tels que la remise en question de sa pratique, la recherche de la perfection du mouvement préparé. Administrativement, l’accès aux Dojo serait plus aisé, des entraîneurs, techniciens régionaux et nationaux pourraient être rémunérés par l’Etat. Toutefois, l’Aïkido tel que nous le connaissons et le pratiquons en pâtirait. De plus, beaucoup de pratiquants sont venus à l’Aïkido parce que, justement, il n’y avait pas de compétition, pour trouver et défendre leur propre place et non l’imposer de manière plus ou moins agressive ! L’Aïkido est avant tout une pratique pour soi avec les autres, où chacune et chacun progresse à son propre rythme sans confrontation ni obligation de résultat. La compétition n'y a donc aucune place.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Il reste donc la voie éducative. Et l’Aïkido est en effet un système éducatif (un « Dô »). L’Etat et les collectivités territoriales sont prêts à donner des aides pour le développement de disciplines éducatives, à condition qu’elles soient dédiées aux jeunes. Au regard de la situation actuelle, s’orienter sur cette voie signifierait intensifier et promouvoir l’Aïkido auprès des jeunes avec un effort de formation, de promotion, et de valorisation des enseignants des sections jeunes. Ceux-ci ne sont en effet pas toujours suffisamment mis en avant. Ces cours sont même souvent assurés par des moins gradés ou par des enseignants considérés comme des assistants des sections d’adultes alors qu’il faut être extrêmement compétent techniquement et pédagogiquement pour mener un vrai cours d’Aïkido à un groupe d’enfants. La moyenne d’âge des 550 000 pratiquants de Judo est de 6 ans ½ ! Et beaucoup d’enfants arrêtent le Judo à cause de la compétition. L’Aïkido pourrait être une véritable alternative et recevoir d’énormes moyens en s’orientant dans ce sens. Il y aurait peu de risques d’altérer la nature-même de notre pratique et de permettre aux jeunes débutants de continuer à pratiquer toute leur vie, tout naturellement, sans discontinuer. Nous avons été ces dernières années plutôt incités à nous tourner vers les séniors car c’est ce que nous devenons... Loin de devoir les négliger, ne devrait-on pas plutôt nous orienter vers les plus jeunes ? A 70 ans, préférerons-nous pratiquer entre septuagénaires ou avec de jeunes adultes ? Les contraintes physiques sont-elles plus importantes à 6 ou à 70 ans ?... Les enfants sont moins disciplinés, demandent plus d’attention, d’imagination, de renouvellement, de remise en question et d’efforts, certes, mais ce sont aussi des qualités à développer pour mener des cours d’Aïkido aux adultes, non ?

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

​​​​En conclusion, il me semble que le renouvellement des enseignants et des pratiquants doit être la priorité absolue ! C’est en effet en ce moment que nous formons les enseignants de demain. Il me semble aussi de première importance de se pencher sur les modalités d’obtention des diplômes d'enseignants bénévoles et professionnels car à l’heure actuelle, aucun Aïkidoka ne peut passer un diplôme sans un tuteur DEJEPS ou DESJEPS… et plus personne ne peut matériellement consacrer le temps nécessaire à l’obtention de ces deux nouveaux diplômes ! J’entends dire que « les parts du gâteau sont toutes distribuées », mais j'espère de tout coeur que les dirigeants des fédérations délégataires ne cautionnent ni ne relaient ces affirmations car statutairement, il est écrit noir sur blanc dans la Loi que toutes les fédérations délégataires ont justement pour mission de partager ce gâteau car elles ont l'obligation de former des cadres ! Je dirais même que les auteurs de ces propos n'auraient pas leur place à la direction de ces fédérations ! Cela ne veut pas dire qu'il faille mettre nos professeurs expérimentés à la porte ! Bien au contraire ! Nous, jeunes enseignants, attendons d'eux qu'ils nous forment, qu'ils nous préparent et qu'ils nous donnent les moyens de transmettre quand notre tour viendra ! Alors, réveillons-nous et formons ensemble une nouvelle génération d’Aïkidoka !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #federation, #art, #budo, #sport, #jeunes, #enfants

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Publié le 26 Mai 2014

Les démonstrations d'Aïkido annuelles des Shihan ont commencé !

C'est toujours un plaisir de voir avec quelle diversité peuvent s'exprimer les principes de l'Aïkido !

Merci à Guillaume Erard de nous faire partager ces moments !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #budo, #art, #education

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Publié le 20 Mai 2014

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir ou revoir cette superbe vidéo !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #art, #budo

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Publié le 15 Mai 2014

Aïkidoka remarquable, intègre et talentueux, Pascal SOBRINO est aussi un très grand ami ! Nous avons tous deux suivi les enseignements et eu les encouragements de Gilbert Maillot durant plusieurs années !

C'est donc avec un immense plaisir que nous co-animerons plusieurs stages cet été à Evian et que Pascal nous fera partager sa vision de notre art martial favori à Besançon !

Stage à Evian du 7 au 9 juin

Stage à Evian du 7 au 9 juin

Stage à Besançon le 29 juin

Stage à Besançon le 29 juin

Stage à Evian du 2 au 8 août

Stage à Evian du 2 au 8 août

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #besancon, #stage, #federation, #education

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Publié le 7 Mai 2014

Séminaire du CTR FFAAA Franc-Comtois du 4 mai 2014

Le Collège Technique Régional de la ligue FFAAA Franche-Comté a animé un séminaire dimanche 4 mai 2014. Ce dernier a eu lieu à Besançon, dans le Dojo du club "EPAM" au Complexe Sportif des Torcols.

Echanges, dialogues et réflexion sur la pédagogie, les outils et la manière d'enseigner la construction des techniques d'Aïkido furent au programme de ce rendez-vous. Il s'adressait donc tout particulièrement aux enseignants et futurs enseignants.

La première partie de la matinée fut consacrée à l'échange d'idées illustrées par des démonstrations et la pratique, la seconde partie fut dédiée à des ateliers de construction de cours, et la dernière partie à la synthèse dont je vous propose ici les grandes lignes.

Séminaire du CTR FFAAA Franc-Comtois du 4 mai 2014

Pédagogiquement, il y a plusieurs manières d'aborder la construction et la conduite des techniques. La première est analytique : une technique d'Aïkido comporte une entrée, le développement d'un déséquilibre et une conclusion. Le professeur veille alors à développer des aptitudes particulières dans chacune d'elles : être capable de déséquilibrer, de contrôler et de gérer Uke, être en mesure de gérer la distance et de créer une relation avec Uke sont autant d'objectifs possibles pour des cours portant sur ce thème.

Il est aussi envisageable pour le professeur de construire les techniques de manière empirique, en proposant dans un premier temps des éducatifs très simples affinés petit-à-petit jusqu'à une expression efficace et réaliste de la technique. Par exemple, en commençant face-à-face, à genoux, les paumes des mains en contact, Tori amène Uke à la chute. Partant de cet éducatif, il est ensuite aisé d'amener à la réalisation de diverses techniques telles que Kokyu Nage, Tenchi Nage, Kokyu Hoo et Juji Garami sur différentes saisies (simples, doubles, avant, arrière). Cette approche est particulièrement adaptée à l'enseignement de l'Aïkido aux enfants car elle est basée sur des consignes simples et parce qu'il est facile d'y introduire le jeu.

Pour les comportements observables et les critères de réussite, l'attention du professeur pourra être portée sur les placements et déplacements, les déséquilibres, les contrôles, la création de mouvements en spirale autour d'axes, les distances et les directions.

En regard à cela, les Atemi, les balayages et les différents types de travail tels que Enka Waza, Gaeshi Waza, Go No Geiko et Ju No Geiko sont des outils particulièrement intéressants.

Séminaire du CTR FFAAA Franc-Comtois du 4 mai 2014

Ce séminaire était le dernier rendez-vous de la saison organisé par le CTR. Nous tenons à remercier tous les participants ainsi que tous les Aïkidoka, les clubs et les municipalités (en particulier Lons-Le-Saunier et Besançon) nous ayant aidés à leur mise en place.

Isabelle Vacheresse, Marie Geillon, Hervé Guénard et moi-même avons pris beaucoup de plaisir à préparer et animer ces séminaires. Nous espérons qu'ils répondent aux attentes et qu'ils ont été bénéfiques aux Aïkidoka y ayant participé.

N'hésitez pas à faire part de vos impressions au centralisateur de ce CTR (Hervé Guénard : herveguenard@gmail.com). Si ces retours sont positifs, de nouveaux séminaires vous seront proposés la saison prochaine. En attendant, nous vous souhaitons une très belle fin de saison.

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Rédigé par Julien Henriet

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Publié le 1 Avril 2014

Séminaire du CTR FFAAA Franc-Comtois du 22 mars 2014

Le dernier séminaire du Collège Technique Régional de Franche-Comté s’est tenu samedi 22 mars au Dojo Franc-Comtois à Besançon. Ces séminaires ne sont pas des stages comme les autres. En Franche-Comté, comme dans d'autres ligues de la FFAAA, nous avons souhaité mener des actions selon deux axes :

  • La préparation aux passages de grades Dan et
  • La formation continue des cadres.

Ce dernier séminaire s’adressait donc plus spécifiquement aux Aïkidoka préparant un examen Dan. Plus d’une vingtaine d’Aïkidoka y ont participé et tous les grades étaient représentés : du grand débutant au 6ème Dan. Conformément à ce qui avait été annoncé, nous nous sommes organisés en ateliers spécifiques de préparation aux passages de grade Dan. Avec d’un côté, les futurs candidats au 1er Dan, et de l’autre ceux préparant le 2ème et 3ème Dan. Ces ateliers ont été animés par des juges fédéraux des examens Dan UFA, accompagnés d’enseignants expérimentés 3ème et 4ème Dan.

Séminaire du CTR FFAAA Franc-Comtois du 22 mars 2014

Dans ces ateliers, plusieurs points ont été présentés et rappelés : le principal étant que la connaissance formelle des technique n’est que l’un des critères d’évaluation. La construction des techniques et du déséquilibre, et le respect des intégrités de Uke et Tori sont tout aussi importants. Ainsi, la qualité avec laquelle les techniques sont menées est déterminante. Quel que soit le niveau visé, les directions de travail doivent permettre à Tori de déséquilibrer Uke jusqu’à la conclusion de la technique : tout avantage gagné reste acquis jusqu’à la fin. Il faut donc toujours avoir à l’esprit ce qui fait le fondement de toute technique, la « base ».

La progression fédérale proposée est la suivante : le 1er Dan connaît les outils de l’Aïkido, le 2ème Dan les utilise, le 3ème Dan les gère et le 4ème Dan les maîtrise. En regard à cela, le rythme de travail est un excellent indicateur. Une même technique, exécutée de la manière la plus fondamentale à la manière la plus complexe, sera menée sur un rythme différent par un 1er Dan, un Aïkidoka 2ème Dan, 3ème, 4ème Dan et au-delà. Au fur et à mesure de notre progression, nous comprenons que les fondamentaux (centrage, déséquilibre, distance, timing, synchronisation, entrée, pivot des hanches, etc.) se retrouvent quelle que soit la forme démontrée. La maîtrise d’une chorégraphie, de l’expression particulière d’une technique permet d’en comprendre les fondements et de les mettre en oeuvre ensuite dans d'autres formes.

Nous remercions tous les Aïkidoka présents à ce séminaire, nous espérons que ce rendez-vous leur a été profitable. Je souhaitais aussi vivement remercier Isabelle, Marie-Véronique, Hervé et Eric d’avoir animé ce séminaire. Merci à Vugar et aux adhérents du Dojo Franc-Comtois pour leur chaleureux accueil.

Merci à Vugar pour les photographies illustrant cet article.

Le prochain séminaire du CTR aura lieu dans mon club, au Dojo des Torcols dimanche 4 mai de 9h30 à 12h30. Il sera consacré aux outils pédagogiques proposés par l’Aïkido. Il s’adresse donc plus particulièrement aux enseignants et celles et ceux souhaitant le devenir un jour. Nous attendons vos retours et vos propositions pour en définir le thème : travail de base, déséquilibre, distance, … nous sommes tout ouïs.

Quelques articles relatifs :

Un article plus complet sur la progression technique fédérale : http://aikido-et-developpement.overblog.com/la-progression-technique-proposee-par-les-federations-francaises-d-aikido

Un article de réflexion sur les missions d’un Collège Technique Régional : http://aikido-et-developpement.overblog.com/id%C3%A9es-de-missions-pour-un-coll%C3%A8ge-technique-r%C3%A9gional

Mon compte-rendu du séminaire du CTR ayant eu lieu à Lons le 11 janvier 2014 : http://aikido-et-developpement.overblog.com/2014/01/s%C3%A9minaire-du-ctr-ffaaa-franc-comtois-du-11-janvier-2014.html

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #federation, #education, #stage

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Publié le 3 Février 2014

Article écrit par Magali Chambenoit

De l’Aïkido pour tous… ?

Magali est une Aïkidoka très appréciée et très active. Depuis plusieurs années, elle déploie d'importants efforts à l'ouverture des Tatami aux personnes handicapées, notamment au sein de l'Association Aïkido Handi-Valide et Disciplines Associées (AAHVDA) récemment créée.

Magali nous propose dans cet article ses réflexions concernant les limites de l'accès à l'Aïkido aux personnes handicapées.

Étant moi-même « handicapée » et titulaire d'un grade de deuxième dan délivré par l’Aïkikaï de Tokyo, j'œuvre depuis plusieurs années pour l’ouverture des Tatami aux personnes handicapées.

J'ai récemment participé à un congrès en Turquie où j’étais invitée à présenter l’Aïkido comme pratique ouverte à tous. Initialement, on m’avait demandé de présenter l’Aïkido Handi-Valide, celui que je prône et, sur place, j’ai en effet pu montrer ce qu’il m’était possible de réaliser en fauteuil roulant, en quoi consistait la LSA® (Langue des Signes Aïkido) et aborder une réflexion sur l’enseignement à un public mixte, « handi-valide ».

Dès que je me suis trouvée sur le Tatami, pour diriger un cours d’initiation auprès d’un public de personnes handicapées - des visiteurs de ce congrès présentant toutes sortes de profils, dont des handicaps très lourds - j’ai réalisé qu’il y avait ici un malentendu dans l'interprétation d'une pratique de l’Aïkido par et pour les personnes handicapées.

Si tout le monde peut virtuellement pratiquer l’Aïkido, certains éclaircissements doivent toutefois être apportés pour minimiser les malentendus.

Ceci dit, je pense malgré tout que l’Aïkido peut être bénéfique à tout le monde.

Comment définir la pratique de l’Aïkido ?

Commençons par définir ce qu’est la pratique de l’Aïkido en France. Pour beaucoup, il suffit d’être inscrit dans un club et de pratiquer plus ou moins régulièrement pour se déclarer pratiquant d’Aïkido. Ici, un simple certificat médical et une somme modeste pour régler sa cotisation suffisent à devenir pratiquant d’Aïkido. Une opération qui devrait être à la portée du plus grand nombre.

Personnellement, je ne pense pas qu'assister à un cours consiste en fait à pratiquer l’Aïkido. Ce qui, pour moi, définit la pratique, c’est l’esprit dans lequel on l’exerce. Si l’on se contente de reproduire des mouvements sans leur donner un sens, on ne peut pas parler de pratique. Certes on se fait du bien, car l’Aïkido est aussi une activité physique bienfaitrice.

À mon sens, pratiquer l’Aïkido requiert la recherche d'une certaine efficacité des techniques travaillées. Qui plus est, tout ne réside pas uniquement dans les formes techniques que l’on cherche à réaliser. Le pratiquant doit s'attacher à rechercher ce qui constitue l’essence même de l’Aïkido, c'est-à-dire les principes fondamentaux de non-opposition et d’intégrité, par exemple. Je pense que l'on devient un véritable pratiquant d’Aïkido lorsque l’on est capable de gérer des attaques réelles codifiées par les techniques décrites par l’Aïkido, en en respectant les principes fondamentaux.

De nombreux pratiquants ou aspirants à la pratique de d'Aikido ne répondent pas à cette définition, me semble-t-il.

Je ne pense pas, en effet, que cela soit possible pour tous, même si l’Aïkido se revendique comme un art martial ouvert à tous, des plus jeunes aux plus âgés.

Pour les personnes en situation de handicap, la problématique est d'emblée la même : l’Aïkido peut être une activité physique possible et bénéfique. Mais nous ne pouvons pas prétendre le pratiquer.

La question est de savoir s'il est possible de pratiquer l'Aikido en fauteuil roulant ? Pour ma part, je n'ai pas de réponse définitive. Pendant la démonstration que j’ai faite en Turquie, le travail que j'effectuais avec le Uke qui m'attaquait m’a rappelé une observation que l’on m’avait faite quand je travaillais debout : « ça en a la couleur, la saveur, mais je doute que ça en soit ». Ce doute vient du fait que mon handicap provient d’une grande fragilité tissulaire et qu’il serait un peu suicidaire de me tester sur de vrais attaques…

De l’Aïkido pour tous… ?

Est-ce que l’Aïkido s’adresse à tout le monde ?

Il ne me semble pas que O-Sensei n'ait jamais pensé qu'un jour des personnes handicapées puissent revendiquer l'accès à son art. Néanmoins, le fait est là. Que peut-on en conclure ?

Je possède quelques années d’expérience dans la pratique handi-valide qui incluent un travail de recherche sur le fauteuil roulant et un travail avec des pratiquants handis et valides, et cette expérience m'a permis d'apprécier les bénéfices de l’Aïkido. En tant qu’activité physique, il est certain que l’Aïkido, par sa faculté d'adaptation permet d’améliorer de façon significative l’autonomie ou le bien-être pour ceux qui ne se cantonnent pas aux pratiques « handisport » (basket fauteuil, ping-pong, sarbacane… et éventuellement Judo).

À partir de quel moment, l’accueil de la personne handicapée sort du contexte de l’intégration dans un cours magistral?

Si l’Aïkido peut être bénéfique à des personnes portant un handicap, même lourd, il faut être conscient que leur accueil dans un cours traditionnel magistral n’est pas toujours inconditionnellement possible. Si une personne handicapée ne requiert pas une attention particulière pendant tout le cours, c'est-à-dire l'attention exclusive d'une autre personne, on peut imaginer qu’elle puisse être intégrée dans ce cours. Sans entrer dans le détail, il faut aussi rappeler que des connaissances spéciales sont nécessaires à l’encadrement de ces personnes ; si la prise en charge de certains ne requiert qu'un peu de bon sens, les conditions sont très différentes avec les personnes polyhandicapées.

Il est important d'avoir conscience de ces différences et du fait que le monde du handicap est très diversifié qui, dans le meilleur des cas, ne permet l'accès à un cours d'Aikido donné dans un dojo que dans certaines conditions.

D'après moi, la capacité d’intégration dans un cours d’Aïkido d'une personne handicapée est limitée par l’attention que cette personne mobilise de la part d’une ou de plusieurs personnes et de l’ouverture de ces personnes. Par exemple, un sourd ne s’intégrera réellement que si une autre personne peut signer pour lui ce qui est dit ; ce handicap peut, en soi, ne pas être perçu comme lourd, mais il l’est de fait dans la mesure où il peut nécessiter l’attention d’une tierce personne. Paradoxalement, une personne amputée d’un membre supérieur peut sembler plus lourdement handicapée, mais en fait saura s'autogérer assez rapidement et ne demandera qu'une adaptation technique peu importante.

De l’Aïkido pour tous… ?

Tout le monde a-t-il une place dans le dojo ?

Pas de mon point de vue ! Lors du congrès en Turquie, j’ai pu voir des personnes handicapées moteur tenter de s'initier à l'Aïkido en fauteuil électrique. Même si certaines activités peuvent être envisagées dans leur cas, ces personnes ne feront jamais d’Aïkido et elles doivent en permanence faire l’objet d’une attention très particulière. Leurs fauteuils sont d’autant plus dangereux qu'ils sont souvent mal gérés pendant l’exécution des « techniques » et la gestion de leur environnement posent également diverses questions. Ce public ne peut pas être pris en charge dans un cours dispensé traditionnellement dans un dojo. L'Aïkido peut néanmoins présenter des bienfaits non négligeables. Mais il faudra alors parler « d’éveil par l’Aïkido » ou de quelque chose d'équivalent…

Pour revenir à l'usage du fauteuil roulant sur des Tatami, les principes d'hygiène exigeraient que les roues du fauteuil soient parfaitement propres ; ceci implique l’utilisation de fauteuil dont les roues ne toucheraient pas d’autre surface que celle des tatamis. L’idée est séduisante, mais financièrement difficilement réalisable. Pourquoi ne pas, au contraire, définir d'autres surfaces de travail non couvertes de tatamis ?

La première question à se poser est donc de savoir si l'utilisation de l'Aikido pour une amélioration du bien-être peut être considérée comme une pratique.

Sur la base de ces quelques axes de réflexion, à peine esquissés, je conclus que l’Aïkido peut être bénéfique pour tous. Mais affirmer qu’une personne souffrant ou non d'un handicap quelconque pratique l'Aïkido dépend de la définition que l'on fait du mot «pratique». Tout repose sur la valeur que le pratiquant donne à sa recherche personnelle. Certes, il ne faut jamais faire de promesses que l’on ne peut tenir… et donc, comme on ne promet pas à un paraplégique qu’il remarchera un jour, on ne peut promettre à quelconque de le mener à la pratique de l’Aïkido…. selon la définition que j'en donne.

Ceux qui souhaitent s’ouvrir à la pratique handi-valide, il est important de faire la différence entre accueillir un public de personnes handicapées (et ceci sous-entend que ces personnes pourront être intégrées, ceci étant le sens même de notre travail), et s’adresser à public de personnes handicapées (cas ou l'on peut envisager l'intégration à un des « cours » dans un contexte thérapeutique par exemple).

Quand on parle de limites pour les personnes handicapées qui veulent faire de l’Aïkido, j'ai tendance à penser que ces limites sont physiques qu'un obstacle à l’épanouissement dans cette discipline. L’Aïkido offre une multitude de moyens de dépasser les limites…mais cela est un autre sujet.

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #handicap

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