Publié le 27 Janvier 2013

Idées de missions pour un Collège Technique Régional

Les collèges techniques régionaux fleurissent au sein des différentes ligues de la FFAAA. Ces organes proposent de regrouper les plus gradés des différentes ligues pour accomplir différentes missions. Charge à chaque ligue de définir lesquelles. En tant que membre d’une ligue et participant actif à la création d'un CTR en Franche-Comté, en voici ma vision.

L’une des missions des fédérations délégataires est la formation des cadres et des techniciens fédéraux. Ces deux missions peuvent incomber spécifiquement à un tel collège régional. En effet, la plupart des nouvelles formations mises en place nécessitent des tuteurs gradés et ayant des diplômes reconnus de l’Etat. Or, dans certaines régions comme la mienne, les enseignants de club n’ont pas toujours les diplômes suffisants et se voient bien souvent obligés de demander des dérogations pour être tuteurs de leurs élèves. La création d’un tel groupe collégial de techniciens pourrait permettre de pallier à ces manques et proposer un tuteur à chacun des futurs candidats aux examens si besoin et sur demande des enseignants de club ou du candidat lui-même. De plus, la formation continue des cadres et des enseignants de la ligue pourrait aussi faire partie intégrante des missions d’un collège technique.

Idées de missions pour un Collège Technique Régional

Par ailleurs, les fédérations délégataires ont la charge de définir les critères de réussite aux examens de grades Dan, d'en définir les conditions de présentation et de les co-organiser. L’un des avantages à être licencié dans une fédération délégataire est donc d'être au plus prêt de ces critères de réussite. Ces examens de juin et février sont des rendez-vous saisonniers importants de la ligue. Ils pourraient permettre de faire un état des lieux du niveau technique, d’identifier les lacunes éventuelles et ainsi de déterminer des thèmes de travail précis pour la saison suivante : fournir aux enseignants les outils pédagogiques et les pistes de travail pour remédier à ces lacunes dans leurs propres clubs d'une part, et des explications techniques directement aux pratiquants de la ligue lors des stages organisés par la ligue d'autre part.

De plus, les ligues organisent presque toutes des stages préparant spécifiquement aux examens afin que les futurs candidats sachent ce que les juges fédéraux attendront d’eux. Il pourrait être intéressant de mettre en contact les futurs candidats et les futurs juges fédéraux à quelques reprises durant la saison lors de sessions d’examens blancs. L’objectif étant d’identifier les points à améliorer, savoir concrètement ce que les juges attendent d’un 1er, 2ème, 3ème et 4ème Dan. De tels rendez-vous pourraient aussi motiver les candidats à ne pas s’arrêter au 1er Dan, mais à poursuivre leur chemin et suivre l’exemple de leurs aînés préparant un grade plus élevé que le leur.

La figure suivante schématise le fonctionnement proposé :

Idées de missions pour un Collège Technique Régional

Toutes ces missions permettent de dégager nettement les compétences requises pour faire partie de ces collèges techniques régionaux. Le problème reste évidemment le calendrier des stages de plus en plus chargé, mais les objectifs très ciblés et précis de ces rendez-vous pourraient intéresser un certain nombre de pratiquants et enseignants, et contribuer à la progression de l’Aïkido au sein des ligues. De plus, ces actions peuvent être mises en place progressivement ou alternativement (une saison sur deux par exemple) en fonction de l’intérêt qu’elles susciteraient.

En complément, plusieurs propositions de missions et d'actions ont été faites en ligue Franche-Comté. Vous pouvez les consulter en cliquant ici. Les portes de ce CTR sont ouvertes et toutes les idées, remarques et contributions sont les bienvenues...

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #federation, #sport, #education

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Publié le 23 Janvier 2013

Un week-end d'Aïkido en Auvergne, au village médiéval de Viverols

Ce stage organisé par l'E.S.C.A.L. sera co-animé par 3 enseignants 4ème Dan !

Jean-Jacques Cheymol, ...

Jean-Jacques Cheymol, ...

... Georges Tran...

... Georges Tran...

... et moi-même.

... et moi-même.

Rendez-vous du 9 au 12 mai prochains de 9h à 12h et de 17h30 à 19h !

Possibilités d'hébergement sur place !

Vous pouvez télécharger l'affiche contenant toutes les informations pratiques ici.

Toutes les informations sont disponibles sur le site de l'E.S.C.A.L. ou le mien.

.En espérant vous retrouver sur le tatami !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #stage

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Publié le 13 Janvier 2013

La vidéo suivante montre à quel point les aptitudes physiques développées par les danseurs et les aïkidokas sont similaires ! Elle en révèle aussi toutes les différences : le spectateur sait toujours à quel moment les protagonistes pratiquent l’un ou l’autre de ces arts. Alors que les uns interpellent par la beauté du geste, les autres développent puissance et efficacité. Cette puissance est obtenue en alliant savoir-faire technique, mise en place d’automatismes, coordination des mouvements et travail sur les faiblesses du partenaire.

Sur la forme, l’Aïkido est basé sur des déplacements, clés, immobilisations et projections connues, développées et expérimentées par les Samouraïs et les guerriers d’Orient. L’apprentissage de ces techniques se fait par imitation et répétitions. Au départ, le corps apprenant, les groupes musculaires sont tous mis à contribution et tendus. Les contractions inutiles s’effacent au fur et à mesure pour laisser place à une certaine aisance et un confort visible. Ces techniques permettent de concentrer tous ses efforts sur des points clés, des points de déséquilibre, des points articulaires douloureux, des points sur lesquels, mécaniquement, le partenaire ne sera pas suffisamment fort pour résister. Ces avantages n’apparaissent qu’à certains moments du mouvement. Le timing est donc important et ne peut être juste que si le geste a été automatisé.

D'où vient la Force de l'Aïkidoka ?

Mais l’Aïkido, c’est aussi une recherche du « ki » souvent traduit par « énergie vitale ». Cette notion fait couler beaucoup d’encre et elle est entourée de beaucoup de mystères, faisant passer ceux qui la maîtrisent pour des surhommes. Or, l’une des traductions les plus fidèles de ce terme-concept Japonais est « intention ». A la lumière de cette dernière traduction, il paraît évident qu’effectuer habillement des mouvements avec conviction et détermination en décuple la puissance. Cela s’apparente complètement au « punch » des boxeurs par exemple. Et par chance, joindre l’intention au geste précis et juste est à la portée de tous car cela ne nécessite « que » répétitions, assiduité et concentration auprès d’un professeur compétent.

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #art, #sport

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Publié le 7 Janvier 2013

Stage en hommage à Gilbert Maillot à Besançon

Un stage en hommage à Gilbert Maillot sera co-animé par Aurore Mamet-Gaiffe, Stéphane Gaiffe et mtoi-même.

Le dimanche 20 janvier 2013

De 9h30 à 12h30

Au Dojo du PSB, 3 Chemin des Torcols à Besançon

Le stage est ouvert à tous les pratiquants d'Aïkido adultes et adolescents.

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #besancon

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Publié le 4 Janvier 2013

Gilbert Maillot s’en est allé

Gilbert Maillot a guidé mes pas depuis notre rencontre en 2005. Au fil des années, nous avons tissé de forts liens d’amitié. C’est avec une immense tristesse que j’ai appris qu’il nous avait quittés fin décembre 2012. Aïkidoka reconnu (5ème Dan, BE2, membre du CTN de la FFAAA), Sensei exemplaire, coach, artiste, il savait écouter, égayer notre quotidien, nous inciter à apprendre de chaque expérience et nous aider à nous surpasser. Il était en effet persuadé que chacune et chacun possède en soi les ressources pour tout surmonter.

Il ne cherchait donc pas à être imité, mais nous encourageait à trouver les solutions adaptées à notre propre corps, en tenant compte de nos propres handicaps, respectant nos propres convictions, selon nos propres motivations ; Chacun de ses élèves a un Aïkido en apparence différent. Il restait extrêmement discret sur son parcours parce qu’il ne convenait qu’à lui. Il prenait plaisir à nous écouter et nous observer attentivement avant de nous conseiller. Il nous acceptait tels que nous sommes. En découvrant toutes ces ressources en nous dont nous n’avions pas conscience, c’est plus que notre Aïkido qui se bonifiait à son contact car nous nous réalisions au travers de l’Aïkido.

Sur un plan technique, au contact de Maître Ikeda je suppose, il nous guidait depuis quelques années vers un travail interne. Son principal objectif, me semble-t-il, était de nous permettre de trouver de quelle manière nous pouvions réaliser des techniques efficaces avec des déplacements réduits. Un chemin que j’aurai plaisir à suivre.

Merci, Gilbert, de nous avoir tant apporté ! Merci, Gilbert, de nous avoir montré ce qu’est un Sensei !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #art

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Publié le 19 Décembre 2012

La trève de Noël approche ! Voici une petite vidéo qui vous permettra de patienter jusqu'à la rentrée ;)

Bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #art

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Publié le 4 Décembre 2012

La progression technique proposée par les fédérations Françaises d’Aïkido

Les évaluations des grades Dan (terme Japonais pouvant être traduit par « niveau ») menées par les fédérations Françaises d’Aïkido se basent sur des principes perçus au travers de l’exécution de techniques : la connaissance formelle de celles-ci, leurs conduites et le respect de l’intégrité de Uke (en général, celui qui attaque) et de Tori (celui qui mène la technique d’Aïkido). Connaître la nomenclature (le catalogue des techniques) n’est pas suffisant car la technique n'est qu'un support pour apprendre à se mouvoir en toute circonstance, en toute sécurité, en usant le moins d’énergie, et ce même dans la plus extrême des situations : l’agression physique. Cette dernière nous sert d’ailleurs de base… ou de prétexte… Les 4 premiers Dans fédéraux délivrés suite à une prestation devant un jury valident l’apprentissage dans cet ordre : connaissance, utilisation, gestion et maîtrise des outils de l’Aïkido.

Lors d’un passage de premier Dan (aussi appelé « Shodan »), c’est la connaissance des outils que les juges évaluent. Les techniques sont réalisées au travers de directions claires, les placements des mains et du corps sont précis et justes. L’exécution des techniques peut ne pas être rapide, mais les mouvements doivent être exécutés sans arrêt marqué et de manière fluide, posément.

La progression technique proposée par les fédérations Françaises d’Aïkido

Pour un deuxième Dan (« Nidan » en Japonais), l’Aïkidoka doit savoir utiliser les outils. Par conséquent, Tori doit systématiquement mettre Uke en déséquilibre et être en mesure d’exploiter cette situation. Le travail devient dynamique, le déséquilibre de Uke est visible. Tori a clairement un temps d’avance sur Uke. La conduite est menée avec fluidité et de manière continue sans nécessairement varier le rythme.

Pour prétendre au troisième Dan (« Sandan ») fédéral, l’Aïkidoka doit savoir gérer les outils ainsi que son partenaire. La prestation est rythmée, et le rythme (lent, modéré ou rapide) est varié et imposé par Tori. La connaissance de plusieurs variantes permet à Tori de s’adapter à Uke, et de « grignoter » progressivement de l’espace sur Uke durant la technique. Tori commence à s’imposer à Uke. Ce grade marque une étape importante dans la mesure où l’on demande au candidat d’être à l’écoute de son partenaire et de s’adapter instantanément à ses réactions, alors que jusqu’à présent, le pratiquant centrait principalement son attention sur lui-même plus que sur son partenaire.

La progression technique proposée par les fédérations Françaises d’Aïkido

Le quatrième Dan (« Yondan ») est celui de la maîtrise des outils. Tori est capable de s’imposer instantanément et continuellement à n’importe quel Uke, quels que soient son attaque, sa carrure et son investissement. Visuellement, Uke est continuellement débordé, il n’a aucun répit jusqu’à la conclusion et ne peut à aucun moment renverser la situation à son avantage.

Les techniques ne sont donc qu’un support. C’est la manière de les exécuter qui détermine le niveau de pratique. Il est donc clair que nos cours d’Aïkido ne sont pas de simples catalogues de techniques. En tant que professeurs d'Aïkido, nous définissons donc une progression qualitative au travers des techniques, ajoutons à l’apprentissage incontournable et nécessaire de la nomenclature, le développement d’aptitudes telles que la capacité à construire la technique (entrée, déséquilibre et conclusion), se préserver, être stable et centré en toute circonstance, utiliser ses propres hanches, gérer une distance, se placer, se déplacer, mobiliser les hanches de Uke, être capable d’entrer et d’agir aux bons moments, être capable de créer des variations et rester disponible. Tout un programme !...

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #sport

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Publié le 3 Décembre 2012

Vous souhaitez découvrir l'Aïkido ou vous perfectionner ? Pratiquer une activité physique aux multiples facettes dans un groupe convivial et interressé tout en respectant les besoins de chacun ?...

Nouveau ! Cours d'Aïkido à l'Espace Sportif de Besançon !

Rendez-vous chaque mardi et vendredi soir à 20h pour 1 heure d'activité physique à partir du 8 janvier 2013 !

Bien entendu, les cours individuels sur demande sont toujours assurés en complément de ces cours collectifs !

Renseignements auprès de Julien Henriet :

Téléphone : 06.83.44.47.05

Courriel : julien.henriet.aikido@gmail.com

Site Internet : http://aikido-espacesportif.fr

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #besancon

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Publié le 24 Novembre 2012

Aïkido et compétition

Beaucoup d’arts martiaux ont évolué vers le sport. La compétition en fait partie intégrante selon certaines définitions. Faire évoluer l’Aïkido vers le sport impliquerait donc d’y introduire la compétition. Même si les instances fédérales s’y opposent (ce que je comprends), rien ne nous empêche de peser le pour et le contre de cette option. En effet, l’Etat subventionne en priorité les sports organisant des compétions et parmi eux, les disciplines olympiques qui lui permettent de briller sur la scène internationale. La réponse quasi-systématique est que « la compétition dénaturerait la pratique et l’esprit de l’Aïkido ». Pourtant, d’autres arts martiaux l’ont fait. D’autres arts l’ont fait aussi (la Danse, le Patinage Artistique). Certaines écoles d’Aïkido l’ont aussi fait.

Soyons honnêtes : la compétition existe en Aïkido, même dans nos fédérations ! Sous-jacente et non avouée : « moi je suis un élève de … (sous-entendu, et il est bien meilleur que…) », « j’ai formé x ceintures noires », « j’ai été le seul à être félicité pour sa prestation lors du passage de grade »… Nous sommes beaucoup à nous comparer les uns aux autres. Néanmoins, il est naturel de le faire, ça nous permet de savoir où on en est et ça prouve qu’on ne pratique pas tout seul dans sa bulle mais qu’on fait aussi attention aux autres. Les compétitions pourraient prendre modèle sur les passages de grade Dan (et non l’inverse car ce sont deux types d’épreuves qu’il faut bien distinguer). On pourrait aussi imaginer un système de démonstrations techniques effectuées et préparées en club avec un partenaire. La difficulté technique et la qualité de la prestation seraient notées par un jury. On pourrait aussi imaginer qu’une partie de la note puisse s’appuyer sur une prestation effectuée avec un partenaire inconnu.

Aïkido et compétition

Cette orientation présenterait des avantages tels que la remise en question de sa pratique, la recherche de la perfection du mouvement préparé. N’est-ce pas ce que nous sommes déjà censés rechercher ? Administrativement, l’accès aux Dojos serait plus aisé, des entraîneurs, techniciens régionaux et nationaux pourraient être rémunérés par l’Etat. Organiser des compétitions pourrait aider à faire mieux connaître et promouvoir notre art. La pratique en club n’est pas non plus tenue de tomber complètement dans la compétition ; des créneaux pourraient y être réservés tandis que d’autres seraient dédiés à une pratique plus traditionnelle. N’est-ce pas déjà le cas lorsque des élèves préparent leur passage de grade ?

Aïkido et compétition

Toutefois, si, sur un plan purement pratique, l’introduction de la compétition est envisageable et avantageuse, les risques sont nombreux et l’Aïkido tel que nous le connaissons et le pratiquons pourrait en pâtir. En effet, il ne peut être jugé uniquement sur les aspects externes. On le pratique pour soi avec les autres, pour être bien dans son corps, dans sa tête et dans la société. Il y a donc une dimension spirituelle et interne (le bien-être, l’aisance, la sérénité, le confort, l’énergie, l’intention, la détermination, …) que l’œil ne peut pas toujours saisir et qu’il est donc difficile d’évaluer. De plus, l’une des grandes spécificités de l’Aïkido est de développer l’empathie, la conscience de ce que l’autre ressent et désire. En effet, nous tenons tour à tour le rôle de Tori (celui qui mène le mouvement) et Uke (généralement, celui qui attaque et subit le mouvement), nous cherchons à développer notre sens de l’anticipation et tentons constamment de lire les intentions cachées derrière les gestes du partenaire. De plus, la compétition juge un résultat alors que l’Aïkido est un chemin, une manière d’arriver à un résultat (parfait voire utopique). Pour finir, beaucoup de pratiquants sont venus à l’Aïkido parce que, justement, il n’y avait pas de compétition. Non, à bien y réfléchir, la compétition n’a pas sa place dans l’Aïkido que je souhaite apprendre, pratiquer et transmettre, même si matériellement, elle ouvrirait des portes.

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #art, #sport, #education

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Publié le 19 Novembre 2012

Qui n'a jamais dégainé son bokken en faisant "kkksssshhhhhhh !" ?...

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #art

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