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Publié le 2 Septembre 2016

C'est la rentrée au Dojo du Moulin !

L'Aïkido reprend dès lundi 5 septembre au Dojo du Moulin, à Grandfontaine et au Dojo du Complexe Sportif des Torcols à Besançon !

A Grandfontaine, le cours pour les enfants de 7 à 10 ans aura lieu chaque lundi de 17h45 à 18h30. Cette section est déjà complète ! En effet, nous la limitons à 12 inscriptions afin de garantir la qualité de chaque séance. Nous nous en excusons auprès de celles et ceux que nous avons dû refuser. Nous réfléchissons dors et déjà à la manière d'augmenter notre capacité d'accueil pour cette tranche d'âge très motivée et attachante !

Le cours pour les jeunes dès 11 ans aura lieu chaque samedi de 10h30 à 11h30 à Grandfontaine. Ce nouvel horaire semble beaucoup plus adapté que celui de la saison dernière car il ne nous reste que quelques places pour cette section.

Les deux professeurs ceintures noires que nous sommes, respectivement 4ème Dan UFA, Diplômé d'Etat (DEJEPS), et 2ème Dan UFA, titulaire du Brevet Fédéral UFA, attendons tous ces jeunes Aïkidoka avec impatience !

Pour les adultes, le cours du Complexe Sportif des Torcols à Besançon est maintenu en partenariat avec l'Office Municipal des Sports de Besançon, chaque mercredi, de 21h à 22h30 ! Ce cours est l'occasion pour nous de pratiquer dans un vaste espace très confortable.

Comme la saison dernière et la saison précédente, nous profiterons de ce créneau pour inviter ponctuellement les professeurs d'Aïkido des autres clubs de notre ligue Franche-Comté FFAAA à l'occasion d'interclubs. Conviviaux et sans prétention, ces quelques cours interclubs sont ouverts à tous les licenciés de la FFAAA et permettent à chacune et chacun de découvrir les professeur-e-s des autres clubs de notre région.

Crédit Photo : Nathalie Chappe, dit "Mam'At"

Crédit Photo : Nathalie Chappe, dit "Mam'At"

Les adultes pourront aussi pratiquer à Grandfontaine, au Dojo du Moulin, chaque lundi de 20h à 21h30 et chaque vendredi de 20h30 à 22h.

Un nouveau créneau adulte voit le jour cette saison au Dojo du Moulin : un cours réservé spécifiquement aux débutant-e-s chaque vendredi de 19h30 à 20h30.

Les cours adultes sont assurés par deux enseignants dont les diplômes et les grades sont reconnus et délivrés par l'Etat et la Fédération Française d'Aïkido, Aïkibudo et Affinitaires (FFAAA). Nous sommes ceintures noires respectivement 6ème Dan, BE2 et 4ème Dan DEJEPS d'Aïkido, tuteurs de candidats au Brevet Fédéral UFA (diplôme d'enseignant bénévole d'Aïkido) et juges aux examens des grades de ceintures noires Dan UFA (seuls grades reconnus par l'Etat pour l'Aïkido). Le club est affilié à la FFAAA.

Pour toute information, vous pouvez me contacter directement par téléphone :

Julien : 06 83 44 47 05.

Ou par courriel : epam.aikido@gmail.com

Ou encore visiter le site du club :

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #cours, #besancon, #grandonftaine, #federation, #enfants, #jeunes, #art, #education

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Publié le 16 Mars 2015

Le dernier séminaire du Collège Technique Régional de la Ligue Franche-Comté FFAAA a été accueilli par l'EPAM. Il a eu lieu à Grandfontaine samedi 14 mars. Hervé GUENARD, 6ème Dan DEJEPS et Pierre MATTHIEU 6ème Dan BEES2 nous ont proposé de partager nos réflexions sur deux thèmes : les principes et les Atemi.

Compte-rendu du séminaire du Collège Technique Régional de Franche-Comté FFAAA du 14 mars 2015

Les principes sont des constantes de l’Aïkido. Ils sont mis en œuvre dans toutes les techniques et s’expriment à travers les mouvements. Leur expression est plurielle, ce qui explique qu’un même mouvement peut être exécuté de manières très différentes. La plupart des techniques d’Aïkido existent dans les autres arts martiaux, mais c’est lorsque les principes de notre art martial sont tous respectés que l’on peut dire que le Budoka a exécuté une technique d’Aïkido. Certaines techniques de la nomenclature en particulier sont nommées « principes » pour des raisons historiques, mais aussi parce qu’elles mettent particulièrement en évidence les principes fondateurs de notre discipline. Plusieurs d'entre eux ont été mis en lumière et présentés par les intervenants dans différentes techniques et au cours des discussions : respect du centrage (Ikkyo), création d'un déséquilibre (Ikkyo), alignement du corps et des appuis (Ikkyo, saisie Katate), Irimi (Irimi Nage), contrôle bienveillant (Nikkyo), déplacements, distance et vigilance (Irimi Nage), création de mouvements en spirales autour d’axes (Sankyo Ura), prise du centre (Nikkyo Ura, Ude Kime Nage, Kokyu Nage), respect de l’intégrité (Gokyo, Ikkyo, Shihoo Nage). Cette liste n’est pas complète. Il appartient à chaque Aïkidoka de forger son expression de l’Aïkido et d’appréhender ces principes par la répétition des techniques.

Compte-rendu du séminaire du Collège Technique Régional de Franche-Comté FFAAA du 14 mars 2015

Les Atemi sont des outils permettant de construire les mouvements. Ils donnent une direction d’action (Katate Dori Kote Gaeshi, Ikkyo Omote), expriment un engagement et une intention (Kote Gaeshi, Ikkyo Omote), rythment les mouvements (Katate Dori Ushi Kaiten Nage), permettent à Tori de se protéger (Katate Dori Ushi Kaiten Nage), matérialisent des ouvertures et/ou des manquements au respect de l’intégrité (Katate Dori Kote Gaeshi). Enfin, ils expriment une intention et peuvent fixer ou déséquilibrer Uke (Ushiro Ryo Kata Dori Sankyo).

En complément, les attaques frappées forgent les postures, participent à la maintenance de la vigilance et sont d’excellents exercices de coordination « pied-main » (Shomen Ushi, Yokomen Ushi, Jodan et Chudan Tsuki) qu’il est important de ne pas négliger.

Le prochain séminaire du CTR traitera de l'enseignement de Koshi Nage et des passages des grades Kyu en club. Il devrait avoir lieu à Besançon, accueilli par le Dojo Franc-Comtois le dimanche 19 avril prochain.

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #besancon, #grandonftaine, #federation, #stage, #art, #education

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Publié le 29 Juillet 2014

Gilles Promsy est un Aïkidoka au parcours exceptionnel ! Après une grave opération du coeur, les médecins lui déconseillent de continuer le sport. Pourtant Gilles décide de reprendre l'Aïkido et passe avec succès l'examen du 1er Dan en juin dernier !

Gilles Promsy, un Aïkidoka hors norme ! Interview

Julien Henriet – Bonjour, Gilles. Peux-tu nous expliquer ton parcours hors norme, stp ?

Gilles Promsy - j’ai 57 ans. J’étais un grand sportif de course à pied, je pratique le Yoga depuis 10 ans et l’Aïkido depuis 54 ans.

Il y a 2 ans, suite à un contrôle médical, mon cardiologue a découvert une insuffisance mitrale très importante (70% de fuite liée à un souffle au cœur). Il fallait opérer rapidement parce que le cœur compensait et se déformait peu à peu.

Cela a été un choc, complètement inattendu. Car je n’avais aucun symptôme apparent, de par mon passé de sportif mon cœur compensait. L’opération a eu lieu en septembre 2012 à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.

L’opération a consisté à placer 2 "cordages basaux" et à les suturer sur l’anneau mitral. Une sternotomie (ouverture verticale du sternum) a été effectuée. Le cœur a été arrêté 2 heures. J’ai été relié à une machine qui a suppléé la fonction cœur-poumon. L’opération a duré 10 heures au total.

Aujourd’hui, je retrouve petit-à-petit une bonne forme, et je continue à améliorer ma capacité respiratoire qui avait été partiellement atteinte suite à l’ouverture et l’écartement du sternum.

J’ai dû arrêter la course à pied et ne pense pas pouvoir reprendre cette activité. J’ai continué le Yoga et repris l’Aïkido 5 mois après l’opération.

JH – Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de passer ce Dan malgré l’avis médical ?

GP - L’Aïkido m'a paru l'activité la plus appropriée pour retrouver la forme, et pour reprendre confiance en moi.

Et, pour moi, reprendre simplement l’Aïkido n’était pas suffisant, j’avais envie, besoin, d’aller plus loin et de passer le Shodan.

Je suis donc passé outre la "réserve médicale", qui ne concernait pas le cœur proprement dit mais les suites post-opératoires (cicatrisation, consolidation, respiration). J’étais surtout à l’écoute de mon corps, tout en restant prudent.

Aujourd'hui je vis cela comme une expérience gratifiante, au cours de laquelle mon esprit et mon corps sont en harmonie.

JH - Est-ce un défi que tu t’es lancé ?

GP - Ce n’est pas vraiment un défi. Comme je l’ai dit, j’avais simplement besoin de me prouver que j’étais capable de retrouver des sensations physiques et mentales éprouvées auparavant.

En préparant et en réussissant le Shodan, je me suis rendu compte que j’en étais capable.

JH - Avec le recul, comment qualifierais-tu cette décision ? Courageuse, téméraire, risquée, nécessaire ?

GP - La décision que j’ai prise est venue naturellement, spontanément.

J’aime ce proverbe oriental : Tomber sept fois et se relever huit tel est le chemin…

JH – Comment t’es-tu entraîné ? Quelles ont été les phases de cette préparation ?

GP - Après mon opération du coeur, j'ai repris l'Aïkido de manière progressive, puis de manière plus intensive. En complément des cours de mon club (l'Association Nîmoise Kenbukaï), j'ai participé à de nombreux stages le week-end et j'ai bénéficié de cours auprès de clubs de Garons et de Marguerittes dont les professeurs gardois sont André Bono, Serge Grissi et Jacques Bouvier.

La pratique du Yoga m'a également aidé dans ma préparation en Aïkido.

L’Aïkido et le Yoga ont des origines communes. A mon sens, la complémentarité entre la pratique du Yoga et l’Aïkido est presque parfaite. Dans les deux disciplines les exercices développent des capacités similaires (concentration, précision, conscience du corps et respiration) et interagissent pour donner plus d’efficacité. Une sorte de coup double !

Puis le geste simple, sans cesse répété, transforme la personne qui le fait, ce qui importe est le geste juste, le geste pur.

JH - As-tu été suivi spécifiquement par ton médecin ? Faisais-tu des bilans réguliers avec lui avant de passer chaque étape ?

GP - Oui, j'ai été suivi régulièrement, notamment la 1ère année après l'opération.

Je pense que ma "guérison" est due principalement à ma reprise en douceur mais déterminée d'une activité sportive, de mon hygiène de vie, d'une alimentation saine et du recours à des médecines complémentaires …

JH - Quels ont été les conseils qui t’ont le plus marqués/motivés

GP - J'ai reçu peu de conseils, des encouragements sans aucun doute. Je me suis fié à moi-même.

Ce que je peux dire c'est que 6 mois après l’opération, l’Aïkido était devenu indispensable. La progression était difficile, avec parfois des moments de doute et de souffrance. Mais j’arrivais à accepter ce qui est difficile à accepter. C’est étonnant, après chaque moment difficile je me sentais un peu plus fort mentalement.

JH - Merci beaucoup de nous avoir fait part de ton expérience, Gilles ! Félicitations pour l'obtention du Shodan ! A bientôt sur les Tatami !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #interview, #budo, #education, #art, #sport

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Publié le 4 Juin 2014

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Après avoir augmenté de manière très significative dans les années 80-90, le nombre de pratiquants d’Aïkido diminue chaque année. Les Aïkidokas vieillissent et le niveau global augmente. Force est de constater qu’il y a de moins en moins de pratiquants. De plus, les nouveaux diplômes d’Etat obligatoires pour pouvoir enseigner contre rémunération (DEJEPS et DESJEPS) ont remplacé les anciens (BEES1 et 2) et nécessitent un investissement incroyablement plus important ! Seul le CQP (Certificat de Qualification Professionnel) peut être obtenu sans nécessairement quitter son emploi et permet d’enseigner contre rémunération. Il nécessite néanmoins d’être « encadré » par un tuteur ayant le DEJEPS. Sachant que 95% des professeurs de club sont bénévoles et qu’il est très difficile de dégager un salaire pour ne vivre que de l’enseignement de l’Aïkido, ces changements constituent un nouveau frein au développement de l’Aïkido en France. Plus fondamentalement, l’Aïkido peut-il conserver son statut de discipline pratiquée en France dans un état d’esprit Japonais ? Peut-on concilier les deux approches ? L’évolution de l’Aïkido doit-elle passer par une augmentation du nombre de pratiquants ?

Après tout, le nombre de pratiquants doit-il nécessairement augmenter ? Rester sur une pratique confidentielle qui ne s’adresse qu’à des passionnés comporte de nombreux avantages en termes de qualité de pratique et de suivi des élèves. Plusieurs professeurs ont fait ce choix et acceptent d’avoir moins d’une dizaine d’élèves à leurs cours. L’Aïkido « authentique » y est préservé. Ce choix privilégie donc la qualité à la quantité, mais dès qu’il s’agit de participer activement à la vie fédérale, les difficultés surviennent. L’organisation de stages et la saturation du calendrier apportent de nouvelles pressions comme trouver un lieu permettant une pratique confortable et garantir une participation minimale. Pour le Dojo, les Judokas sont presque systématiquement prioritaires et les participants aux stages seront majoritairement les adhérents du club organisateur. Une solution consisterait à prendre modèle sur des disciplines comme le Yoga ou le Taï Chi Chuan et augmenter les tarifs de manière significative mais qui pourrait se permettre de pratiquer ? De jeunes adultes passionnés d’arts martiaux ? Pas sûr. S’orienter vers ces choix privilégiant la qualité à la quantité implique donc d’accepter de perdre des pratiquants, de les voir vieillir, d’être bien installé dans un Dojo et de s’impliquer de manière mesurée dans la vie fédérale.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Pour augmenter le nombre de pratiquants, il faut des enseignants diplômés, compétents, impliqués dans la progression de leurs élèves et continuant à se former, un lieu de pratique agréable et confortable, une véritable stratégie de communication et des tarifs dans la moyenne de ceux pratiqués. Les seules ressources d’un club sont insuffisantes pour tout assumer. Les aides de l’Etat et des collectivités territoriales sont nécessaires, ne serait-ce que pour la mise à disposition d’un Dojo. Or, les moyens financiers et matériels sont accordés en priorité aux pratiques artistique avec spectacle, sportive et/ou éducative.

L’Aïkido, en tant qu’art martial, peut être considéré comme une pratique artistique et pourrait prendre exemple sur la danse. Mais, les organismes publics attendent d’une discipline artistique des représentations (ou des expositions), la constitution d’un public en somme. Cette orientation impliquerait, à mon avis, une intensification des démonstrations d’Aïkido. C’est l’un des modes sur lequel ont beaucoup joué nos techniciens pour intéresser un large public. Le risque serait de tomber dans des formes trop démonstratives, mais beaucoup savent gérer cet équilibre entre démonstration et travail plus interne et personnel.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Faire évoluer l’Aïkido vers le sport implique d’y introduire la compétition. En effet, l’Etat subventionne en priorité les sports compétitifs et parmi eux, les disciplines olympiques qui lui permettent de briller sur la scène internationale. D’autres arts martiaux l’ont fait. D’autres arts l’ont aussi introduite (la danse, le patinage artistique). Certaines écoles d’Aïkido l’ont aussi développé. Cette orientation présenterait des avantages tels que la remise en question de sa pratique, la recherche de la perfection du mouvement préparé. Administrativement, l’accès aux Dojo serait plus aisé, des entraîneurs, techniciens régionaux et nationaux pourraient être rémunérés par l’Etat. Toutefois, l’Aïkido tel que nous le connaissons et le pratiquons en pâtirait. De plus, beaucoup de pratiquants sont venus à l’Aïkido parce que, justement, il n’y avait pas de compétition, pour trouver et défendre leur propre place et non l’imposer de manière plus ou moins agressive ! L’Aïkido est avant tout une pratique pour soi avec les autres, où chacune et chacun progresse à son propre rythme sans confrontation ni obligation de résultat. La compétition n'y a donc aucune place.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Il reste donc la voie éducative. Et l’Aïkido est en effet un système éducatif (un « Dô »). L’Etat et les collectivités territoriales sont prêts à donner des aides pour le développement de disciplines éducatives, à condition qu’elles soient dédiées aux jeunes. Au regard de la situation actuelle, s’orienter sur cette voie signifierait intensifier et promouvoir l’Aïkido auprès des jeunes avec un effort de formation, de promotion, et de valorisation des enseignants des sections jeunes. Ceux-ci ne sont en effet pas toujours suffisamment mis en avant. Ces cours sont même souvent assurés par des moins gradés ou par des enseignants considérés comme des assistants des sections d’adultes alors qu’il faut être extrêmement compétent techniquement et pédagogiquement pour mener un vrai cours d’Aïkido à un groupe d’enfants. La moyenne d’âge des 550 000 pratiquants de Judo est de 6 ans ½ ! Et beaucoup d’enfants arrêtent le Judo à cause de la compétition. L’Aïkido pourrait être une véritable alternative et recevoir d’énormes moyens en s’orientant dans ce sens. Il y aurait peu de risques d’altérer la nature-même de notre pratique et de permettre aux jeunes débutants de continuer à pratiquer toute leur vie, tout naturellement, sans discontinuer. Nous avons été ces dernières années plutôt incités à nous tourner vers les séniors car c’est ce que nous devenons... Loin de devoir les négliger, ne devrait-on pas plutôt nous orienter vers les plus jeunes ? A 70 ans, préférerons-nous pratiquer entre septuagénaires ou avec de jeunes adultes ? Les contraintes physiques sont-elles plus importantes à 6 ou à 70 ans ?... Les enfants sont moins disciplinés, demandent plus d’attention, d’imagination, de renouvellement, de remise en question et d’efforts, certes, mais ce sont aussi des qualités à développer pour mener des cours d’Aïkido aux adultes, non ?

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

​​​​En conclusion, il me semble que le renouvellement des enseignants et des pratiquants doit être la priorité absolue ! C’est en effet en ce moment que nous formons les enseignants de demain. Il me semble aussi de première importance de se pencher sur les modalités d’obtention des diplômes d'enseignants bénévoles et professionnels car à l’heure actuelle, aucun Aïkidoka ne peut passer un diplôme sans un tuteur DEJEPS ou DESJEPS… et plus personne ne peut matériellement consacrer le temps nécessaire à l’obtention de ces deux nouveaux diplômes ! J’entends dire que « les parts du gâteau sont toutes distribuées », mais j'espère de tout coeur que les dirigeants des fédérations délégataires ne cautionnent ni ne relaient ces affirmations car statutairement, il est écrit noir sur blanc dans la Loi que toutes les fédérations délégataires ont justement pour mission de partager ce gâteau car elles ont l'obligation de former des cadres ! Je dirais même que les auteurs de ces propos n'auraient pas leur place à la direction de ces fédérations ! Cela ne veut pas dire qu'il faille mettre nos professeurs expérimentés à la porte ! Bien au contraire ! Nous, jeunes enseignants, attendons d'eux qu'ils nous forment, qu'ils nous préparent et qu'ils nous donnent les moyens de transmettre quand notre tour viendra ! Alors, réveillons-nous et formons ensemble une nouvelle génération d’Aïkidoka !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #federation, #art, #budo, #sport, #jeunes, #enfants

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Publié le 26 Mai 2014

Les démonstrations d'Aïkido annuelles des Shihan ont commencé !

C'est toujours un plaisir de voir avec quelle diversité peuvent s'exprimer les principes de l'Aïkido !

Merci à Guillaume Erard de nous faire partager ces moments !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #budo, #art, #education

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Publié le 20 Mai 2014

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire découvrir ou revoir cette superbe vidéo !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #art, #budo

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Publié le 17 Décembre 2013

En guise de cadeau pour ces fêtes de fin d'année, voici deux vidéos magnifiques et très différentes illustrant à quel point l'Aïkido est une belle discipline.

La première est une démonstration d'Aïkido de Magali Chambenoit en fauteuil roulant.

La seconde est une démonstration de Marc Bachraty aux Ken et Boken.

A savourer sans modération !

Heureuses fêtes de fin d'année 2013 à toutes et tous !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #art, #budo, #handicap

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Publié le 21 Novembre 2013

Le maniement du Boken en Aïkido

Nous sommes de nombreux Aïkidoka à être très attachés au travail du Ken. A travers lui, nous remontons à la source de notre art martial favori. C’est traditionnel, c’est formateur et en plus, c’est fun ! Le Ken est l’Arme du Samouraï ! Pour autant, le Boken nous permet-il de mieux comprendre le message d’O Senseï ? Il nous permet de matérialiser une coupe, c’est-à-dire une séparation, une dissociation ! Tout le contraire d’une union ! De plus, l’issue est alors irréversible, définitive ! Où sont donc l’harmonie, la compassion et la bienveillance ? Tout cela semble, a priori, bien loin de la philosophie de l’Aïkido…

Certes, le Boken peut être vu comme un outil pédagogique. Le travail du sabre est en effet intéressant pour mieux comprendre les déplacements, les directions dans lesquelles l’intention doit être portée. Il permet aussi d’introduire de la « martialité », de créer une situation plus dangereuse qu’à l’accoutumée. Toutefois, il ne s’agit que de la partie immergée de l’iceberg ! L’Aïkido n’est pas seulement un catalogue de techniques, de poses, de gestes et de chorégraphies complexes à maîtriser, c’est aussi et avant tout un outil nous permettant de devenir meilleurs. En quoi apprendre à trancher quelqu’un en deux nous rend-il meilleurs ?!

Le maniement du Boken en Aïkido

L'entraînement au maniement du Ken nous oblige donc à nous demander ce qui fait de nous des Aïkidoka car celui-ci nous pousse mentalement à l'une des frontières de notre discipline : donner la mort ! O'Sensei a pourtant inclus cette pratique dans son art. En chercher les raisons peut nous permettre de mieux comprendre le message qu'il a souhaité nous transmettre.

Le simple fait d'exécuter des techniques d'Aïkido nous définirait plus comme Aïkijutsuka. Et encore, ces techniques sont transmises dans bien d'autres arts martiaux. Plus généralement, à partir de quel moment peut-on dire que nous sommes Aïkidoka quand nous pratiquons ?

Selon plusieurs documents, notamment l'interview de Me André Noquet ci-dessous, O'Sensei semblait persuadé que la pratique, l'exécution et la répétition des techniques d'Aïkido influencent notre esprit, notre manière d'être. L'entraînement physique a donc pour objectif de guider l'Esprit. Par conséquent, il faut être particulièrement attentif à l'état d'esprit dans lequel nous exécutons et enseignons les techniques une fois la gestuelle maîtrisée ou partiellement acquise.

Voici donc les pistes que j’explore actuellement :

  • mesurer l’importance et la gravité des gestes (coupes, piques, ...) simulés,
  • signifier le plus clairement possible à Uke qu’il est en position de faiblesse par le biais de son attitude,
  • ne recourir à une coupe définitive qu’en cas d’absolue nécessité, par exemple, si Uke reste belliqueux alors que vaincu,
  • chercher avant tout à mâter l’agressivité de Uke et non Uke lui-même et pour finir
  • se servir du Boken pour tenir Uke en respect.

Si maîtriser la chorégraphie des techniques et la manière de les rendre efficaces est incontournable, cela ne suffit pas à être Aïkidoka. Ce dernier a un état d'esprit bien particulier. L'observation scrupuleuse de ces points permet, me semble-t-il, de rester fidèle à la philosophie de l'Aïkido tout en s’entraînant minutieusement au maniement du Ken. Les coupes sont bien présentes, en apparence les gestes et les déplacements sont les mêmes que ceux enseignés dans d'autres arts martiaux, mais ils sont effectués dans un esprit conforme et propre à la philosophie si particulière de l'Aïkido. Les principes proposés par notre art pour construire et conduire les techniques sont alors eux-aussi respectés et travaillés : la synchronisation avec Uke et la rupture de son équilibre, le contrôle bienveillant de la situation, la construction de mouvements en spirale autour d'axes, la maîtrise et la circulation de l'énergie et l'attitude martiale.

Torii de Miyajima photographié par Cécilia Cayla.

Torii de Miyajima photographié par Cécilia Cayla.

Durant l'entraînement au maniement du Ken, nous sommes donc confrontés au paradoxe de notre art : l'Aïkido est un art martial de paix !

Un axe de réflexion m'a été proposé récemment par un Aïkidoka très expérimenté : « Le loup peut choisir la clémence, l’agneau n’a pas d’autre choix que d’être clément. ». Cela signifierait qu'il faut aller aux limites, s'y confronter, peut-être même maîtriser des outils situés au-delà de ces limites avant de pouvoir un jour les transcender et choisir de ne pas les utiliser ou de les utiliser d'une autre manière. La boucle serait alors bouclée : la pratique forge le mental, une fois la maîtrise acquise c'est le mental qui forge l'outil...Tout un programme, toute une Voie...

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #budo, #aikido, #education, #art

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Publié le 7 Novembre 2013

L’engouement des Français pour l’Aïkido est incontestable ! La France est en effet la deuxième nation (après le Japon) comptant le plus grand nombre d’Aïkidoka ! Certains traits historiques, sociologiques et culturels communs peuvent l'expliquer, notamment l'esprit de chevalerie fermement ancré dans ces deux nations. Mais il n’explique pas tout car l’esprit chevaleresque existe aussi dans bien d’autres civilisations qui ne comptent pourtant pas autant de pratiquants qu’en France. La lecture de l’essai d’Edward T. Hall intitulé « La dimension cachée » m’a apporté d'autres éléments de réponse.

Merci à Cécilia Cayla pour cette magnifique photographie !

Merci à Cécilia Cayla pour cette magnifique photographie !

Dans cet ouvrage, l’auteur exprime et analyse de quelle manière la culture des civilisations influence les comportements des citoyens. L’auteur remarque, entre autres, de quelle manière les cartes routières sont représentées et la manière dont sont organisées les villes Françaises. Nous avons adopté une organisation radiographique et concentrique pour nos villes. A Paris, par exemple, l’Arc de Triomphe est l’élément central de la ville, voire même du pays entier. Les routes irradient de ce point vers l’extérieur. Cette organisation peut être mise en parallèle de celle des maisons Japonaises construites autour d’un Tatami central : les meubles et les murs bougent au gré des besoins. Les japonais se regroupent en ce point et le quittent le moins possible : le Tatami sert successivement de table, de bureau, de cuisine, de lit, de terrain d’entraînement, etc. Cette organisation centrale renvoie à la structuration des mouvements de l’Aïkidoka : en spirale. La rondeur des mouvements d’Aïkido et leur construction par enroulement autour d’un axe central sont donc particulièrement appréciées des Français.

Pourquoi les Français apprécient-ils tant l’Aïkido et le Japon ?

La seconde observation intéressante faite dans ce livre repose sur la quantité importante d’informations répertoriées sur nos cartes routières : aux tracés des routes viennent s’ajouter les panoramas, les vestiges de notre histoire, les lieux culturels, les restaurants, les forets, etc. L’auteur insiste sur le fait que les Français utilisent tous leurs sens pour voyager, communiquer, travailler, se divertir... Or, chaque technique d’Aïkido mobilise tous les sens. La pureté et la beauté des gestes sont intensément recherchés par la plupart des Aïkidoka Français. L’Aïkidoka doit faire appel aux sensations tactiles aussi bien qu’à la vue et l’ouïe (les Kiaï, le sifflement des armes lors des frappes, etc.). Il est même invité à développer des sensations internes et à sentir une énergie circuler en lui ! Selon les observations d’Edward Hall, le Français mobilise tous ces sens pour communiquer avec son interlocuteur et c’est exactement ce que l’Aïkido lui propose !

Cependant, à mon sens, l’Aïkido est perçu par la beaucoup de Français comme une voie d’accomplissement et d’épanouissement plus que celle d’un guerrier. C'est peut-être là que résident toutes les différences entre nos pratiques et nos conceptions respectives de l’Aïkido, cet art qui nous fait nous sentir si proches du Japon !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #art, #budo, #sport, #education

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Publié le 11 Juin 2013

Partie 2. La place de la martialité en Aïkido.

Il est parfois reproché que "l’aïkido ne fonctionne pas", que notre discipline (ou la manière dont elle est enseignée) est trop chorégraphiée. La martialité dans la pratique de l’aïkido est donc quelques fois remise en question, et ne semble pas sauter aux yeux comme une évidence à tous. Il est donc important de réfléchir à ce qu’est la martialité et à sa place dans notre discipline.

Aïkido et martialité 2/2

L’aïkido est une voie d’étude (un « Dô ») : celle du geste parfait pour atteindre un but même dans l'adversité. Ceci passe dans un premier temps, par le fait d'aiguiser ses sens, sa vigilance, maîtriser et connaître son propre corps, ses déplacements dans le temps et dans l’espace, ses émotions aussi. Et de ce fait, l’aïkido est très chorégraphié. Une fois les gestes et déplacements maîtrisés, il est alors important d’apporter du réalisme à la situation. La martialité est donc présente à tout moment car la technique permet d'annihiler chez l'autre tout désir de placer des obstacles sur notre route. Mais avant de pouvoir mettre tout son poids sur une seule articulation et conclure un mouvement, il est important d'apprendre à se déplacer convenablement et au moment propice. D'autant qu'une grande part d’incertitude est introduite par les réactions du partenaire. De plus, notre art martial propose non seulement une issue respectueuse à Tori (celui qui "conduit" le mouvement), mais aussi à Uke (celui qui attaque et "subit" le mouvement). L’aïkido se pratiquant dans un dojo avec des partenaires (et non des adversaires), il est nécessaire de laisser le temps et l’opportunité à chacun de se préserver, quelque soit le rôle endossé. C’est le principe du respect de l’intégrité physique et mentale du partenaire.

Aïkido et martialité 2/2

L’aïkido est donc limité de part et d’autre : la préservation du partenaire d’une part, et la volonté de s’imposer d’autre part. Ainsi, le Dojo est un lieu où nous apprenons, où nous ne punissons pas un placement inapproprié du point de vue martial. Toutefois, il faut y introduire une (des) réalité(s) martiale(s) à mesure que nous progressons. Les principes martiaux appris ne prennent tout leur sens que dans une application, une confrontation "véritable". Néanmoins, sur la forme, il y aura des différences car les adversaires ne réagiront peut-être pas comme ceux que l’on peut rencontrer à l’entraînement. Pour toutes ces raisons, apprendre à tordre un poignet ne suffit pas : se placer et placer les différents segments de son corps de telle sorte que cette torsion soit efficace, qu'elle soit faite avec un minimum d’effort, rester en sécurité, dans un confort certain, connaître, contrôler et maîtriser le niveau de douleur occasionné sont autant d’aspects fondamentaux et que l'Aïkidoka choisit d'intégrer dans un Dojo.

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #budo, #art, #education

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