enfants

Publié le 2 Septembre 2016

C'est la rentrée au Dojo du Moulin !

L'Aïkido reprend dès lundi 5 septembre au Dojo du Moulin, à Grandfontaine et au Dojo du Complexe Sportif des Torcols à Besançon !

A Grandfontaine, le cours pour les enfants de 7 à 10 ans aura lieu chaque lundi de 17h45 à 18h30. Cette section est déjà complète ! En effet, nous la limitons à 12 inscriptions afin de garantir la qualité de chaque séance. Nous nous en excusons auprès de celles et ceux que nous avons dû refuser. Nous réfléchissons dors et déjà à la manière d'augmenter notre capacité d'accueil pour cette tranche d'âge très motivée et attachante !

Le cours pour les jeunes dès 11 ans aura lieu chaque samedi de 10h30 à 11h30 à Grandfontaine. Ce nouvel horaire semble beaucoup plus adapté que celui de la saison dernière car il ne nous reste que quelques places pour cette section.

Les deux professeurs ceintures noires que nous sommes, respectivement 4ème Dan UFA, Diplômé d'Etat (DEJEPS), et 2ème Dan UFA, titulaire du Brevet Fédéral UFA, attendons tous ces jeunes Aïkidoka avec impatience !

Pour les adultes, le cours du Complexe Sportif des Torcols à Besançon est maintenu en partenariat avec l'Office Municipal des Sports de Besançon, chaque mercredi, de 21h à 22h30 ! Ce cours est l'occasion pour nous de pratiquer dans un vaste espace très confortable.

Comme la saison dernière et la saison précédente, nous profiterons de ce créneau pour inviter ponctuellement les professeurs d'Aïkido des autres clubs de notre ligue Franche-Comté FFAAA à l'occasion d'interclubs. Conviviaux et sans prétention, ces quelques cours interclubs sont ouverts à tous les licenciés de la FFAAA et permettent à chacune et chacun de découvrir les professeur-e-s des autres clubs de notre région.

Crédit Photo : Nathalie Chappe, dit "Mam'At"

Crédit Photo : Nathalie Chappe, dit "Mam'At"

Les adultes pourront aussi pratiquer à Grandfontaine, au Dojo du Moulin, chaque lundi de 20h à 21h30 et chaque vendredi de 20h30 à 22h.

Un nouveau créneau adulte voit le jour cette saison au Dojo du Moulin : un cours réservé spécifiquement aux débutant-e-s chaque vendredi de 19h30 à 20h30.

Les cours adultes sont assurés par deux enseignants dont les diplômes et les grades sont reconnus et délivrés par l'Etat et la Fédération Française d'Aïkido, Aïkibudo et Affinitaires (FFAAA). Nous sommes ceintures noires respectivement 6ème Dan, BE2 et 4ème Dan DEJEPS d'Aïkido, tuteurs de candidats au Brevet Fédéral UFA (diplôme d'enseignant bénévole d'Aïkido) et juges aux examens des grades de ceintures noires Dan UFA (seuls grades reconnus par l'Etat pour l'Aïkido). Le club est affilié à la FFAAA.

Pour toute information, vous pouvez me contacter directement par téléphone :

Julien : 06 83 44 47 05.

Ou par courriel : epam.aikido@gmail.com

Ou encore visiter le site du club :

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #cours, #besancon, #grandonftaine, #federation, #enfants, #jeunes, #art, #education

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Publié le 4 Juin 2014

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Après avoir augmenté de manière très significative dans les années 80-90, le nombre de pratiquants d’Aïkido diminue chaque année. Les Aïkidokas vieillissent et le niveau global augmente. Force est de constater qu’il y a de moins en moins de pratiquants. De plus, les nouveaux diplômes d’Etat obligatoires pour pouvoir enseigner contre rémunération (DEJEPS et DESJEPS) ont remplacé les anciens (BEES1 et 2) et nécessitent un investissement incroyablement plus important ! Seul le CQP (Certificat de Qualification Professionnel) peut être obtenu sans nécessairement quitter son emploi et permet d’enseigner contre rémunération. Il nécessite néanmoins d’être « encadré » par un tuteur ayant le DEJEPS. Sachant que 95% des professeurs de club sont bénévoles et qu’il est très difficile de dégager un salaire pour ne vivre que de l’enseignement de l’Aïkido, ces changements constituent un nouveau frein au développement de l’Aïkido en France. Plus fondamentalement, l’Aïkido peut-il conserver son statut de discipline pratiquée en France dans un état d’esprit Japonais ? Peut-on concilier les deux approches ? L’évolution de l’Aïkido doit-elle passer par une augmentation du nombre de pratiquants ?

Après tout, le nombre de pratiquants doit-il nécessairement augmenter ? Rester sur une pratique confidentielle qui ne s’adresse qu’à des passionnés comporte de nombreux avantages en termes de qualité de pratique et de suivi des élèves. Plusieurs professeurs ont fait ce choix et acceptent d’avoir moins d’une dizaine d’élèves à leurs cours. L’Aïkido « authentique » y est préservé. Ce choix privilégie donc la qualité à la quantité, mais dès qu’il s’agit de participer activement à la vie fédérale, les difficultés surviennent. L’organisation de stages et la saturation du calendrier apportent de nouvelles pressions comme trouver un lieu permettant une pratique confortable et garantir une participation minimale. Pour le Dojo, les Judokas sont presque systématiquement prioritaires et les participants aux stages seront majoritairement les adhérents du club organisateur. Une solution consisterait à prendre modèle sur des disciplines comme le Yoga ou le Taï Chi Chuan et augmenter les tarifs de manière significative mais qui pourrait se permettre de pratiquer ? De jeunes adultes passionnés d’arts martiaux ? Pas sûr. S’orienter vers ces choix privilégiant la qualité à la quantité implique donc d’accepter de perdre des pratiquants, de les voir vieillir, d’être bien installé dans un Dojo et de s’impliquer de manière mesurée dans la vie fédérale.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Pour augmenter le nombre de pratiquants, il faut des enseignants diplômés, compétents, impliqués dans la progression de leurs élèves et continuant à se former, un lieu de pratique agréable et confortable, une véritable stratégie de communication et des tarifs dans la moyenne de ceux pratiqués. Les seules ressources d’un club sont insuffisantes pour tout assumer. Les aides de l’Etat et des collectivités territoriales sont nécessaires, ne serait-ce que pour la mise à disposition d’un Dojo. Or, les moyens financiers et matériels sont accordés en priorité aux pratiques artistique avec spectacle, sportive et/ou éducative.

L’Aïkido, en tant qu’art martial, peut être considéré comme une pratique artistique et pourrait prendre exemple sur la danse. Mais, les organismes publics attendent d’une discipline artistique des représentations (ou des expositions), la constitution d’un public en somme. Cette orientation impliquerait, à mon avis, une intensification des démonstrations d’Aïkido. C’est l’un des modes sur lequel ont beaucoup joué nos techniciens pour intéresser un large public. Le risque serait de tomber dans des formes trop démonstratives, mais beaucoup savent gérer cet équilibre entre démonstration et travail plus interne et personnel.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Faire évoluer l’Aïkido vers le sport implique d’y introduire la compétition. En effet, l’Etat subventionne en priorité les sports compétitifs et parmi eux, les disciplines olympiques qui lui permettent de briller sur la scène internationale. D’autres arts martiaux l’ont fait. D’autres arts l’ont aussi introduite (la danse, le patinage artistique). Certaines écoles d’Aïkido l’ont aussi développé. Cette orientation présenterait des avantages tels que la remise en question de sa pratique, la recherche de la perfection du mouvement préparé. Administrativement, l’accès aux Dojo serait plus aisé, des entraîneurs, techniciens régionaux et nationaux pourraient être rémunérés par l’Etat. Toutefois, l’Aïkido tel que nous le connaissons et le pratiquons en pâtirait. De plus, beaucoup de pratiquants sont venus à l’Aïkido parce que, justement, il n’y avait pas de compétition, pour trouver et défendre leur propre place et non l’imposer de manière plus ou moins agressive ! L’Aïkido est avant tout une pratique pour soi avec les autres, où chacune et chacun progresse à son propre rythme sans confrontation ni obligation de résultat. La compétition n'y a donc aucune place.

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

Il reste donc la voie éducative. Et l’Aïkido est en effet un système éducatif (un « Dô »). L’Etat et les collectivités territoriales sont prêts à donner des aides pour le développement de disciplines éducatives, à condition qu’elles soient dédiées aux jeunes. Au regard de la situation actuelle, s’orienter sur cette voie signifierait intensifier et promouvoir l’Aïkido auprès des jeunes avec un effort de formation, de promotion, et de valorisation des enseignants des sections jeunes. Ceux-ci ne sont en effet pas toujours suffisamment mis en avant. Ces cours sont même souvent assurés par des moins gradés ou par des enseignants considérés comme des assistants des sections d’adultes alors qu’il faut être extrêmement compétent techniquement et pédagogiquement pour mener un vrai cours d’Aïkido à un groupe d’enfants. La moyenne d’âge des 550 000 pratiquants de Judo est de 6 ans ½ ! Et beaucoup d’enfants arrêtent le Judo à cause de la compétition. L’Aïkido pourrait être une véritable alternative et recevoir d’énormes moyens en s’orientant dans ce sens. Il y aurait peu de risques d’altérer la nature-même de notre pratique et de permettre aux jeunes débutants de continuer à pratiquer toute leur vie, tout naturellement, sans discontinuer. Nous avons été ces dernières années plutôt incités à nous tourner vers les séniors car c’est ce que nous devenons... Loin de devoir les négliger, ne devrait-on pas plutôt nous orienter vers les plus jeunes ? A 70 ans, préférerons-nous pratiquer entre septuagénaires ou avec de jeunes adultes ? Les contraintes physiques sont-elles plus importantes à 6 ou à 70 ans ?... Les enfants sont moins disciplinés, demandent plus d’attention, d’imagination, de renouvellement, de remise en question et d’efforts, certes, mais ce sont aussi des qualités à développer pour mener des cours d’Aïkido aux adultes, non ?

Formons ensemble une nouvelle génération d'Aïkidoka !

​​​​En conclusion, il me semble que le renouvellement des enseignants et des pratiquants doit être la priorité absolue ! C’est en effet en ce moment que nous formons les enseignants de demain. Il me semble aussi de première importance de se pencher sur les modalités d’obtention des diplômes d'enseignants bénévoles et professionnels car à l’heure actuelle, aucun Aïkidoka ne peut passer un diplôme sans un tuteur DEJEPS ou DESJEPS… et plus personne ne peut matériellement consacrer le temps nécessaire à l’obtention de ces deux nouveaux diplômes ! J’entends dire que « les parts du gâteau sont toutes distribuées », mais j'espère de tout coeur que les dirigeants des fédérations délégataires ne cautionnent ni ne relaient ces affirmations car statutairement, il est écrit noir sur blanc dans la Loi que toutes les fédérations délégataires ont justement pour mission de partager ce gâteau car elles ont l'obligation de former des cadres ! Je dirais même que les auteurs de ces propos n'auraient pas leur place à la direction de ces fédérations ! Cela ne veut pas dire qu'il faille mettre nos professeurs expérimentés à la porte ! Bien au contraire ! Nous, jeunes enseignants, attendons d'eux qu'ils nous forment, qu'ils nous préparent et qu'ils nous donnent les moyens de transmettre quand notre tour viendra ! Alors, réveillons-nous et formons ensemble une nouvelle génération d’Aïkidoka !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #federation, #art, #budo, #sport, #jeunes, #enfants

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Publié le 12 Novembre 2012

L’Aïkido : un système éducatif pour les plus jeunes

L’Aïkido est un art martial traditionnel Japonais, mais c’est aussi un système éducatif utilisant la martialité comme prétexte et contexte. Pour cette raison, c’est l’une des disciplines permettant aux plus jeunes de s’épanouir et de développer leurs aptitudes physiques.

En effet, de part sa nature et sa philosophie, l’Aïkido se pratique avec un ou une partenaire. Il permet donc d’évoluer avec les autres, non en opposition. Les techniques sont faites et subies, développant ainsi l’empathie : le (la) pratiquant(e) est donc invité(e) à se mettre à la place de l’autre, à ressentir ce qu’il (elle) a fait subir à son (sa) partenaire, à tenir plusieurs rôles.

L’Aïkido : un système éducatif pour les plus jeunes

L’un des aspects de l’apprentissage des techniques est la recherche d’efficacité et de puissance au travers de la coordination. Coordination avec les mouvements et déplacements de son (sa) partenaire, coordination des différents groupes musculaires au sein de son propre corps.

Le schéma corporel se met progressivement en place grâce au développement de la proprioception, du contact, en apprenant à savoir où se trouvent ses membres, si sa tête est bien « posée » à la verticale des épaules, ni trop en avant, ni trop en arrière, en corrigeant les éventuelles erreurs de positionnement du buste, des hanches ou des épaules…

L’Aïkido : un système éducatif pour les plus jeunes

Une fois les chutes apprises, il sera possible de travailler les aspects cardio-ventilatoires en introduisant du rythme dans la pratique et dans l’enchaînement des techniques. Le jeu a ainsi toute sa place dans la pratique, un jeu où tout le monde gagne ! Quoi de plus amusant que rouler parterre ? Quoi de plus amusant que jouer au petit samouraï ? Quoi de plus amusant qu’apprendre à devenir un héros ?

Apprendre des techniques pour se défendre renforce la confiance en soi. Art traditionnel Japonais, l’Aïkido propose un cadre rassurant pour les jeunes, avec des règles de conduite simples, permettant une pratique sécurisée et respectueuse des autres. De plus, la compétition ne sera jamais introduite, permettant ainsi aux plus timides et introvertis d’être acceptés pour ce qu’ils sont dans un groupe : avec L’Aïkido, c’est du gagnant-gagnant ! Bien entendu, ce qui est applicable aux plus jeunes est aussi applicable à tous les grands enfants que nous sommes !...

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #enfants, #jeunes

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