interview

Publié le 29 Juillet 2014

Gilles Promsy est un Aïkidoka au parcours exceptionnel ! Après une grave opération du coeur, les médecins lui déconseillent de continuer le sport. Pourtant Gilles décide de reprendre l'Aïkido et passe avec succès l'examen du 1er Dan en juin dernier !

Gilles Promsy, un Aïkidoka hors norme ! Interview

Julien Henriet – Bonjour, Gilles. Peux-tu nous expliquer ton parcours hors norme, stp ?

Gilles Promsy - j’ai 57 ans. J’étais un grand sportif de course à pied, je pratique le Yoga depuis 10 ans et l’Aïkido depuis 54 ans.

Il y a 2 ans, suite à un contrôle médical, mon cardiologue a découvert une insuffisance mitrale très importante (70% de fuite liée à un souffle au cœur). Il fallait opérer rapidement parce que le cœur compensait et se déformait peu à peu.

Cela a été un choc, complètement inattendu. Car je n’avais aucun symptôme apparent, de par mon passé de sportif mon cœur compensait. L’opération a eu lieu en septembre 2012 à l’hôpital Georges Pompidou à Paris.

L’opération a consisté à placer 2 "cordages basaux" et à les suturer sur l’anneau mitral. Une sternotomie (ouverture verticale du sternum) a été effectuée. Le cœur a été arrêté 2 heures. J’ai été relié à une machine qui a suppléé la fonction cœur-poumon. L’opération a duré 10 heures au total.

Aujourd’hui, je retrouve petit-à-petit une bonne forme, et je continue à améliorer ma capacité respiratoire qui avait été partiellement atteinte suite à l’ouverture et l’écartement du sternum.

J’ai dû arrêter la course à pied et ne pense pas pouvoir reprendre cette activité. J’ai continué le Yoga et repris l’Aïkido 5 mois après l’opération.

JH – Qu’est-ce qui t’a donné l’envie de passer ce Dan malgré l’avis médical ?

GP - L’Aïkido m'a paru l'activité la plus appropriée pour retrouver la forme, et pour reprendre confiance en moi.

Et, pour moi, reprendre simplement l’Aïkido n’était pas suffisant, j’avais envie, besoin, d’aller plus loin et de passer le Shodan.

Je suis donc passé outre la "réserve médicale", qui ne concernait pas le cœur proprement dit mais les suites post-opératoires (cicatrisation, consolidation, respiration). J’étais surtout à l’écoute de mon corps, tout en restant prudent.

Aujourd'hui je vis cela comme une expérience gratifiante, au cours de laquelle mon esprit et mon corps sont en harmonie.

JH - Est-ce un défi que tu t’es lancé ?

GP - Ce n’est pas vraiment un défi. Comme je l’ai dit, j’avais simplement besoin de me prouver que j’étais capable de retrouver des sensations physiques et mentales éprouvées auparavant.

En préparant et en réussissant le Shodan, je me suis rendu compte que j’en étais capable.

JH - Avec le recul, comment qualifierais-tu cette décision ? Courageuse, téméraire, risquée, nécessaire ?

GP - La décision que j’ai prise est venue naturellement, spontanément.

J’aime ce proverbe oriental : Tomber sept fois et se relever huit tel est le chemin…

JH – Comment t’es-tu entraîné ? Quelles ont été les phases de cette préparation ?

GP - Après mon opération du coeur, j'ai repris l'Aïkido de manière progressive, puis de manière plus intensive. En complément des cours de mon club (l'Association Nîmoise Kenbukaï), j'ai participé à de nombreux stages le week-end et j'ai bénéficié de cours auprès de clubs de Garons et de Marguerittes dont les professeurs gardois sont André Bono, Serge Grissi et Jacques Bouvier.

La pratique du Yoga m'a également aidé dans ma préparation en Aïkido.

L’Aïkido et le Yoga ont des origines communes. A mon sens, la complémentarité entre la pratique du Yoga et l’Aïkido est presque parfaite. Dans les deux disciplines les exercices développent des capacités similaires (concentration, précision, conscience du corps et respiration) et interagissent pour donner plus d’efficacité. Une sorte de coup double !

Puis le geste simple, sans cesse répété, transforme la personne qui le fait, ce qui importe est le geste juste, le geste pur.

JH - As-tu été suivi spécifiquement par ton médecin ? Faisais-tu des bilans réguliers avec lui avant de passer chaque étape ?

GP - Oui, j'ai été suivi régulièrement, notamment la 1ère année après l'opération.

Je pense que ma "guérison" est due principalement à ma reprise en douceur mais déterminée d'une activité sportive, de mon hygiène de vie, d'une alimentation saine et du recours à des médecines complémentaires …

JH - Quels ont été les conseils qui t’ont le plus marqués/motivés

GP - J'ai reçu peu de conseils, des encouragements sans aucun doute. Je me suis fié à moi-même.

Ce que je peux dire c'est que 6 mois après l’opération, l’Aïkido était devenu indispensable. La progression était difficile, avec parfois des moments de doute et de souffrance. Mais j’arrivais à accepter ce qui est difficile à accepter. C’est étonnant, après chaque moment difficile je me sentais un peu plus fort mentalement.

JH - Merci beaucoup de nous avoir fait part de ton expérience, Gilles ! Félicitations pour l'obtention du Shodan ! A bientôt sur les Tatami !

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #interview, #budo, #education, #art, #sport

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Publié le 26 Septembre 2013

Magali Chambenoit oeuvre avec d'autres Aïkidoka pour l'accueil du public handicapé sur les Tatami d'Aïkido au sein de l'association Aïkido Handi Valide. Magali a très gentiment accepté de répondre à mes questions.

Aïkido Handi Valide. Interview

Bonjour Magali, peux-tu te présenter en quelques lignes ?

Bonjour Julien, j’ai commencé l’Aïkido il y a 15 ans. J’avais enfin trouvé ma voie…j’ai tout de suite accroché et me suis épanouie dans la pratique.

Aujourd’hui, on me connait au travers du handicap et de l’Handi-Valide. J’ai remarqué que très peu de gens savent exactement de quel handicap je suis porteuse, et ça m’amuse toujours de les écouter l’expliquer. En même temps, je n’aime pas en parler. Quand j’ai commencé, j’étais déjà malade, mais je ne le savais pas moi-même. Après le diagnostic il y a eu la période critique où je n’ai plus eu le droit de monter sur les tatamis (période où j’écoutais encore les médecins), et où je ne me définissais qu’au travers de la maladie et de ce que je ne pouvais plus envisager. Puis, j’ai fini par m’en remettre quand j’ai compris que les médecins n’avaient pas de solution, et qu’il ne tenait qu’à moi de vivre le mieux possible avec mes moyens.

Quand on me demande quel est mon handicap, j’ai beaucoup de mal à l’exprimer. Est-ce que c’est le fauteuil roulant ? Les appareillages qui me permettent de marcher ? Les douleurs constantes, diffuses, perpétuelles ? La fatigue ? Les luxations ? Tout cela ? Plus encore ? Et puis, je n’aime pas en parler parce que mon handicap est invisible, et que la partie immergée de l’iceberg - ce que les gens en perçoivent - fait déjà peur. Ce qu’il faut retenir, c’est que j’ai une maladie orpheline qui touche les tissus conjonctifs (peau, tendons, ligaments, cartilages,….) et qu’il faut pratiquer l’Aïkido avec moi, comme on pratique avec un enfant…

En tous cas, je me suis aperçue que sitôt l’étiquette posée, je ne pouvais plus pratiquer l’Aïkido comme je le faisais auparavant… Pour moi, l’handi-valide est un moyen de me rendre utile et de donner un sens à tout ce par quoi je suis passée.

Tu œuvres depuis plusieurs années pour ouvrir la pratique de l’Aïkido aux personnes handicapées. Peux-tu nous parler des différentes actions menées en ce sens ?

Nous avons créé l’Atelier d’Aïkido Handi-Valide avec une poignée d’Aïkidoka et de personnes handicapées, voire des Aïkidoka handicapés.

Nos actions suivent deux axes :

  • La recherche : dans nos cours nous accueillons des personnes en situation de handicap, nous en faisons de gentils cobayes. On essaie de trouver avec eux des façons de dépasser les limites imposées par leur handicap et si possible, de développer des méthodes et des aides techniques qui puissent être applicables quelque soit le handicap.
  • La sensibilisation : nous avons déjà donné deux rendez-vous aux Aïkidoka, dans le cadre de « portes ouvertes ». L’objectif est d’apprivoiser le handicap :
    • aller à la rencontre des personnes handicapées,
    • donner des pistes qui permettent aux professeurs comme à tout Aïkidoka d’accueillir une personne avec un handicap,
    • d’entrer en contact avec des Aïkidoka désireux d’ouvrir des sections « handi-valides » ou d’ouvrir tout simplement les portes de leur dojo aux personnes ayant un handicap.
Aïkido Handi Valide. Interview

Quels conseils donnerais-tu donc à un enseignant d’Aïkido face à une personne handicapée souhaitant apprendre l’Aïkido ? Quelles sont les choses à éviter ou à mettre en œuvre absolument ?

Avant tout, le professeur n’est pas le seul interlocuteur de la personne handicapée, s’il ne se sent pas apte à prendre en charge la personne handicapée « tout seul », il faut qu’il s’en remette à ses élèves. Il est donc important que le professeur tienne compte des attentes de son groupe d’élèves et choisisse le créneau le plus pertinent pour accueillir ce public.

En soi, je ne conçois pas le handicap différemment de la jeunesse ou de la vieillesse. C’est un public spécial au même titre que les deux autres publics à ceci près qu’il fait peur, car moins connu. Autour de moi, les témoignages me font part d’une dynamisation du groupe à l’arrivée d’une personne handicapée.

En priorité, je crois qu’il faut :

COMMUNIQUER : C’est le meilleur moyen de respecter la personne en situation de handicap, l’aider à dépasser les limites qu’elle se représente, optimiser ses capacités et les développer. Pour cela, Il est très utile de savoir comment le handicap est apparu, depuis combien de temps, s’il est stabilisé, s’il y a eu des aggravations, … Il ne faut pas oublier de demander s’il n’y a pas d’autres soucis qui n’ont rien à voir avec son handicap. Il faut se renseigner sur ses motivations pour répondre au mieux à ses attentes. Il faut savoir quels sports elle a essayé en tant que personne handicapée,…

S’INFORMER : Evidement, l’élève qui est handicapé possède un certificat médical. Le professeur n’est pas un médecin. Donc on n’attendra jamais de lui qu’il ait des connaissances médicales approfondies. Ceci dit, il y a tout de même un minimum de connaissances à avoir pour ne pas mettre en danger un pratiquant handicapé ou son partenaire, et cela quel que soit le handicap. Il est donc utile de laisser faire sa curiosité en allant soi-même chercher des informations sur le handicap, d’autant que la personne peut avoir des difficultés à en parler pour divers raisons (deuil inachevé notamment).

Ce public attend-il d’un professeur d’Aïkido qu’il (elle) lui propose des objectifs particuliers ou différents ?

Je distingue trois familles d’handicaps :

  • handicap acquis : accident de la vie ou maladie

Faire le deuil et reconstruire une image de soi est long et compliqué. Il faut se renseigner sur l’ancienneté du traumatisme. Evidemment, deux personnes ne mettront pas autant de temps à retrouver goût à la vie… Il faut avoir une attention particulière sur ceux dont la vie a changé récemment car aller se confronter aux valides n’est pas anodin et ils peuvent être très fragiles psychologiquement. Il vaut donc mieux proposer des idées d’aides, de méthodes et surtout laisser une grande place à la communication (tout en y mettant des limites car il y a un moment où ils risquent de devenir bavards, quand ils commenceront à s’ouvrir).

  • handicap inné : malformation, accident périnatal, maladie

Nés avec le handicap, ils ont souvent une très bonne connaissance de leurs possibilités et n’ont cessé d’aller au-delà de leurs limites, surtout s’ils ont eu la chance d’avoir des parents qui les ont stimulés. Dans un cours enfant, il faut surtout demander à leurs parents un maximum d’informations, et le moins possible les stigmatiser. Donc laisser les enfants faire à leur façon ce qu’on leur demande.

  • handicap évolutif : accident de la vie non-stabilisé, maladie dégénérative,…

Il est très dur d’accepter un état qui n’est pas définitif, soit on peut recouvrir des facultés : on n’est jamais content de ce que l’on a et on en veut toujours plus ; soit on perd petit à petit et en plus on voit vers quoi on se dirige… Dans les deux cas, il s’agit souvent de personnes lunatiques, très dures, … S’ils se plaignent (car ils le font plus que les autres), il faut tenter de les distraire. Ils auront aussi tendance à se mettre en échec et à vous en imputer la faute… Restez positif, mettez en avant leurs réussites, et ne leur mettez aucun objectif à moyen ou long terme, mais plutôt au coup par coup en fonction de leur moral, de leur forme physique du jour. Je sais de quoi je parle puisque je suis de cette famille…

Aïkido Handi Valide. Interview

Nous (la plupart des enseignants d’Aïkido) connaissons très mal ce public. Face à un(e) élève handicapé(e), doit-on faire comme si le handicap n’existait pas et laisser cet élève trouver lui(elle)-même les solutions, ou lui proposer des techniques à la carte ?

On prend la personne dans son ensemble et on ne se focalise pas sur le handicap. La principale difficulté est de créer le lien de confiance. Faire de l’Aïkido et dans tous les cas, avoir une activité physique au milieu de « valides », c’est sortir d’une zone de confort dans laquelle on accepte plus ou moins le handicap. Pratiquer une activité physique au milieu de valides n’a donc rien d’anodin.

Handicap moteur : La personne handicapée est celle qui connait le mieux son handicap et son corps, même si elle se met des limites dans sa tête. Mais une fois qu’elle commence à les dépasser, il se peut qu’elle ait ses solutions pour aller toujours plus loin. Vous n’êtes là que pour lui apporter l’Aïkido, elle apportera le reste. Ceci dit, si vous avez un élève qui arrive en fauteuil roulant, je vous invite à lui demander de vous en prêter un pour l’aider à chercher…

Cécité : la communication est évidement la clé, mais il existe des astuces pour aider la personne à acquérir les chutes, les déplacements,….

Surdité : le handicap est moins facile à gérer qu’il n’y parait. On aurait tendance à penser qu’il suffit d’accepter le port des prothèses auditives le temps des explications du professeur, ou de connaître la LSA®. Pourtant, c’est bien plus compliqué que cela….

Handicap psychique et mental : encore une vaste famille dans ce monde méconnu du handicap. Je n’ai pas beaucoup d’expérience dans ce domaine. J’ai initié des groupes d’adultes handicapés mentaux, et je crois que je n’ai jamais passé d’aussi bons moments ! Et quand il s’est agi d’accueillir une personne handicapée mental dans notre groupe, j’ai demandé à l’un de ses proches de rester avec elle pendant le cours jusqu’à ce que chacun se sente à l’aise. Du point de vue pédagogique, le cours enfant ou adolescent peut très bien leur convenir.

Tes professeurs et toi avez mis au point des outils qui pourraient être utiles aux enseignants accueillant des Aïkidokas malentendants. Peux-tu nous les présenter ?

La LSA® (Langue des Signes Aïkido) a été créée par Sylvie Guillard et ses élèves sourds profonds, Fabien Barjon et Araï Garcia. Ces élèves utilisent la langue des signes pour communiquer entre eux.

Il faut comprendre que pour eux, le Français est une langue étrangère plus ou moins maîtrisée. Ils ont donc des difficultés dans la compréhension écrite comme orale. Il ne suffit pas de leur donner un livre sur l’Aïkido pour compenser ce que le professeur explique et qu’ils ne comprennent pas.

Quand Sylvie est devenue professeure dans ce club, Fabien était bloqué eu 2ème Kyu depuis quelques années. Il lui manquait la communication pour évoluer. Elle n’a pas hésité à prendre des cours de langue des signes. De là, elle a codifié la nomenclature de l’Aïkido pour lui permettre d’évoluer.

A présent, grâce à elle, Fabien et Araï (arrivé au club après Fabien), sont 3ème Dan ! Fabien m’a accompagnée dans l’aventure Handi-Valide et il a passé son BF avec succès ! Bref, merci Sylvie !

Je n’y suis pour rien dans la LSA®, j’ai juste conduit le projet de la mettre sur DVD…

En avez-vous créé ou envisagez-vous d’en créer pour d’autres types de handicaps ?

Autant une codification de la nomenclature est quelque chose qui peut s’utiliser en toute circonstance pour communiquer avec un sourd qui signe, autant je ne vois pas de moyen de codifier les techniques pour le travail en fauteuil par exemple. En effet, parmi la population en fauteuil, un bon tiers est capable de tenir debout, même parmi les paralysés. Bref, le fauteuil est une aide technique qui ne définit en rien le handicap. Je ne peux donc que donner des pistes au cas par cas pour adapter les techniques au fauteuil : chaque handicapé a un handicap différent de son voisin, même si l’atteinte est la même sur le papier.

Nous ne voulons donc pas codifier les choses. Néanmoins, nous souhaitons diffuser, proposer et peut-être créer des outils pédagogiques et des aides techniques.

Aïkido Handi Valide. Interview

Quelles sont les actions que tu souhaiterais voir être mises en œuvre au niveau National ? Un réseau de clubs œuvrant dans ce sens est-il en train de se constituer ? Sous quelle forme ?

J’aimerais mutualiser les expériences, et en déduire des outils que l’on pourrait mettre à la porté de tout le monde au travers d’un site internet par exemple… Beaucoup de personnes handicapées ont pratiqué l’Aïkido avant nous, beaucoup de professeurs qui s’y sont intéressés et ont développé leurs propres astuces. Nous n’apportons rien de neuf en réalité. Mais nous aimerions faciliter les choses en concentrant toutes les expériences, en animant des forums où nous pourrions répondre aux uns et questionner les autres,…

Comme les personnes handicapées ne peuvent avoir leur place dans tous les cours et stages, nous soumettons l’idée de cours handi-valides : des cours spécifiquement ouverts aux personnes portant des handicaps plus lourds. Il pourrait s’agir d’un cours « interclub » dans une grande ville par exemple avec des professeurs et des Aïkidoka motivés prêts à partager et transmettre leur expérience avec ce public si particulier.

En tous cas, depuis que nous avons débuté notre activité, plusieurs personnes ont manifesté leur volonté de nous suivre. Des projets se montent un peu partout en France. Certains affichent leur « ouverture à tout public », d’autres démarchent carrément des centres de rééducations, des centres APF ( Association des Paralysés de France). La plupart du temps, la difficulté est de trouver des locaux accessibles.

Merci pour toutes ces réponses et ces précisions. Quels sont les évènements à venir ? Comment te contacter pour obtenir plus d’informations ?

Cette année nous ferons à nouveau des portes ouvertes vers fin Avril 2014, chez nous dans le Var.

Vous pouvez nous suivre sur Facebook : aikido handi-valide

Et nous contacter par mail : handivalideaikido@gmail.com

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Rédigé par Julien Henriet

Publié dans #aikido, #education, #interview, #handicap

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